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- Covid-19 -
et violences envers les femmes*


La crise sociale et sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 est révélatrice des multiples inégalités sociales qui s’exercent sur les différentes catégories de la population. Les mesures d’isolement et de confinement prises par notre gouvernement ne sont pas anodines puisqu’elles génèrent une augmentation des violences de tous types, notamment celles liées au genre.

Les
violences, se déroulent souvent à l’abri des regards, dans la sphère privée. Physiques, sexuelles, psychologiques, sociales, verbales, économiques ou encore administratives, elles peuvent prendre plusieurs formes et être exercées seules ou combinées.
 

A l’heure du confinement, une explosion des violences était à craindre ! Si les associations l’ont constaté, en Suisse, les statistiques officielles manquent.
 

Selon les données du Conseil de l’Europe, la crise que nous traversons conduit à une augmentation alarmante du nombre de cas de violences envers les femmes* enregistrés, et ce à l’échelle mondiale. Les personnes appartenant à des catégories vulnérables et défavorisées telles que les personnes en situation de handicap, de prostitution, les femmes* migrantes et demandeuses d’asile, et les femmes* âgées sont particulièrement exposées.

Les violences concernent aussi les personnes LGBTIQ+ comme nous le rappelions dans la newsletter du 17 mai 2020 à l'occasion de la journée de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie.

Collages féminicides Paris

Revendications


Dans cette période de crise, les collectifs de la grève féministes réitèrent leurs revendications concernant les violences faites aux femmes* et personnes non binaires. Nous demandons aux gouvernements d’inclure la dimension de genre lors de l’élaboration des mesures pour lutter contre les conséquences sociétales de Covid-19 ! La sortie de cette crise ne peut pas se faire sur le dos des plus vulnérables !
 

En Suisse, aucune statistique claire n’existe concernant l’évolution des violences durant la période de semi-confinement. Disposer de telles données est essentiel pour pouvoir lutter efficacement contre ce phénomène. Il en va de même pour le recensement des féminicides, revendication clé de nos mobilisations du 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes*.

 

Il est urgent que la Confédération mette sur pied une campagne de sensibilisation aux violences envers les femmes* et diffuse de manière large les numéros d’urgence pour les victimes. Des outils concrets doivent être proposés, les programmes pour les auteurs de violences doivent être développés. Toutes les informations doivent être accessibles à toutes et tous et leur traduction est indispensable.

 

Aujourd’hui plus que jamais, nous demandons que la Confédération, signataire de la Convention d’Istanbul depuis le 1er avril 2018, prenne ses responsabilités et mette cet instrument juridique en place. L’application de la Convention d’Istanbul est nécessaire en Suisse car l’assistance aux victimes repose principalement sur la loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI). Or, cette loi conditionne au territoire suisse la survenue de l’infraction ou la résidence de la victime. Cela signifie que les violences subies par les migrantes, réfugiées ou requérantes d’asile pendant leur fuite ou dans leur pays d’origine, ne sont pas prises en charge !

 

Pour protéger les victimes de leurs agresseur-e-s, les collectifs de la grève féministe demandent la mise à disposition de structures supplémentaires d’hébergement et d’accueil et l’investissement de ressources et moyens nécessaires pour garantir l'accessibilité aux prestations et au conseil.

 

Ensemble, face aux violences, nous ne lâchons rien!
Sion, 14 juin 2019
Comment va ta relation?

Le violentomètre permet d’évaluer si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. Il a été conçu en 2018 par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En Avant Toute(s) et la Mairie de Paris. Plus d'infos ici
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