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-  coronavirus  -
les métiers essentiels doivent être mieux rémunérés

 
Bonjour à toustes,

La situation particulière que nous vivons ne doit pas nous empêcher de continuer à dénoncer les inégalités et rappeler nos revendications pour une société dans laquelle chacun
·e puisse vivre dignement.
Pour cela, mais aussi pour conserver du lien entre nous et partager les initiatives des collectifs, nous vous proposons cette newsletter.

Des liens vers des idées de lectures et d'écoutes féministes vous sont également proposés.

à celleux qui soignent, approvisionnent, entretiennent, nettoient, aident et s'occupent des autres, M E R C I
 
deux infirmières italiennes portant un équipement de protection contre le covid-19 se serrent dans les bras


Le semi-confinement a plus que jamais montré l’importance de certains métiers. L’importance de celles, majoritaires, et ceux, souvent des hommes issus de la migration, sans qui plus rien ne tourne. Les travailleuses et travailleurs essentiel·le·s: le personnel soignant, les employé·e·s des supermarchés, les livreuses et les livreurs, celles et ceux qui nettoient nos rues. Les travailleuses et travailleurs que les autorités auraient pu mieux protéger en arrêtant les chantiers et en fermant les usines.

Ces personnes qui ont continué de se rendre au travail avec la peur de tomber malade et de contaminer leurs proches. Nous avons été nombreuses et nombreux à saluer leur courage et à les applaudir tous les soirs, il s’agit désormais de revendiquer une valorisation de leurs métiers et une amélioration de leurs conditions de travail souvent précaires. Il s'agit aussi de soutenir la revendications du personnel hospitalier de remettre en vigueur la Loi sur le travail qui a été suspendue sans délai.

Comme nous l’affirmions dans l’introduction de notre Manifeste, en reprenant les mots des Islandaises: «Ne changeons pas les femmes, changeons la société!» Car l’égalité ne peut se réaliser dans un monde où seul compte l’argent, mais nécessite de construire une société où ce qui compte est le respect et le bien-être de chaque être humain.

Idée d'écoute à ce sujet:

L'épisode du podcast Travail (en cours) « Comment la crise sanitaire renverse-t-elle la hiérarchie sociale des métiers? Entretien avec Dominique Méda, philosophe et sociologue du travail » lien vers l'épisode



 



Travail du sexe - pots solidaires


Dans le contexte de crise sanitaire, impossible pour les travailleur·euse·x·s du sexe d'exercer leur métier. Pour les soutenir avec une aide financière d'urgence, plusieurs collectifs ont lancé des cagnottes solidaires, en collaboration avec les associations qui œuvrent auprès des travailleur·euse·x·s du sexe.

VAUD
Le groupe Travail du sexe et alliées a lancé le 16 mars un pot solidaire. L'argent sera redistribué notamment par Fleur de pavé. Pour y contribuer, c'est ici

VALAIS
Inspiré par l'initiative vaudoise, le collectif valaisan a lancé sa propre cagnotte la semaine dernière. Pour y contribuer, c'est ici

GENEVE
Même élan du côté du collectif genevois. Pour y contribuer, c'est ici

Idée de lecture:

Article paru sur Slate "Avec le coronavirus, un travail du sexe encore plus précarisé" ici



 


24 heures de solidarité féministe contre le pouvoir des multinationales


Le 24 avril 2013, l’usine de textile de Rana Plaza, au Bangladesh, s’est effondrée, tuant 1138 personnes et en blessant plus de 2000 autres. A la mémoire de ces milliers d’ouvrières et de toutes les autres victimes, dénonçons les transnationales qui aggravent les inégalités, enferment les femmes dans la précarité et détruisent aussi bien la nature que nos vies.

La Marche Mondiale des Femmes (MMF) invite toutes les femmes du monde à poster le 24 avril, entre 12h et 13h, une photo sur les réseaux sociaux avec un slogan inscrit sur un t-shirt ou autre tissu (voir exemple en photo ci-dessous) pour protester durant 24 heures contre les multinationales qui détruisent la vie.

Nous vous recommandons aussi:

"Made in Bengladesh" un film réalisé par Rubaiyat Hossain avec Rikita Shimu, Novera Rahman.

Synopsis: Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca. Elle et ses compagnes de travail vivent l'enfer, mais décident de prendre leur destin en main. Elles créent le premier syndicat de femmes du pays. Exemplaire. Bande annonce ici

Dossier du magazine de Public Eye: "Les stigmates du Rana Plaza" page internet ici / pdf du magazine ici
une rescapée de l'effondrement du rana plaza, amputée d'un bras
t-shirt violet slogan contre le pouvoir des transnationales solidarité féministe!
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