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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°8 - 3 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

"La vraie sagesse de la vie consiste à voir l'extraordinaire dans l'ordinaire"
Pearl Buck

Des nouvelles de nous

Le confinement est un temps pour prendre soin de soi...
Pas si facile, pour les salariés du médico-social qui travaillent !
Une initiative a émergé, nous proposant le mercredi matin, des ateliers en ligne ! Deux temps sont animés par une éducatrice spécialisée, professeure de yoga : du yoga doux et un atelier sur la respiration.
Cette démarche a été pensée pour le bien-être des professionnels mais nos résidents en profitent aussi ! 

Un atelier en visio : une première dans les domiciles partagés ! 
9h - 9h30 yoga doux : d'un côté, Lucienne et Ludivine font du yoga aux Acanthes. Pendant que Stéphanie, Simon et Monique sont aux Huniers. 
Pour vous joindre à nous, connectez-vous sur ce lien : 
https://zoom.us/j/803684057  


11h30 - 12h atelier respiration en présence de Simon, Monique, Charles, Paulette, Yoann et Nathalie. 
Pour cet atelier, connectez-vous avec nous sur ce lien :
https://zoom.us/j/803684057

Nous serions heureux que vous vous joignez à cette dynamique. Ce serait notre rendez-vous du mercredi matin ! 
Pour cela, il vous faudra installer Zoom comme application sur votre ordinateur ou votre téléphone. Cela marche mieux via Google Chrome qu'avec Mozilla Firefox.

 

Des nouvelles de vous
Bonjour et bravo pour cette initiative de contact on line .
Nous sommes confinés avec Olivier dans notre maison de Vendée; Isabelle, Henry et les enfants sont dans les landes et le ménage d’Antoine, Charlotte et les enfants sont près de Toulouse.
Pour le moment, tout va bien. J’essaie de faire travailler Olivier à couper les ronces et les chardons mais il trouve la terre basse pour son dos, idem pour enlever les pierres du futur jardin des roses. Ici, le travail ne manque pas tant à l’extérieur qu’à l’intérieur mais pour ce dernier nous attendons les pluies.
Olivier veut toujours que l’on réalise les recettes de Tatiana et nous finirions obèses si nous l’écoutons !
Courage à vous tous et pensons à la sortie de cette mémorable aventure riche d’enseignement sur la destinée humaine.
Amicalement à vous, les résidents de Pacé et de Montgermont.
Francis et Marie Françoise (parents d'Olivier)
Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte* : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
* 2 parce que c'est vendredi
Chapitre 10.
La banquise craquait de tous côtés.
Tulurgglurkuk et son chien sautaient de blocs de glace en blocs de glace sans hésiter, sans frémir, sans se retourner. Leur course vers le sud les entraînait toujours plus loin vers l’inconnu mais la peur ne faisait pas partie du programme. La faim en revanche, si…
Un lièvre des neiges  leur avait bien servi de dîner un soir mais cela remontait à quelques lunes. Les lichens qui apparaissaient ça et là n’étaient juste bons qu’à être mâchouillés et n’apportaient aucun réconfort au husky qui tirait de plus en plus la langue. Un matin, Tulurgglurkuk ralentit le rythme. Il s’arrêta et d’une voix solennelle, à son chien Kaallakrkkalklaklaklakklaklakklakklak
( qui veut dire maintenant en langue Inuit : «  Chien-qui-tire-la-langue-parce-que-le-lichen-ça-le fait-péter »), il s’adressa en ces termes :
«  Chien-qui-pète ( c’était un diminutif affectueux ) l’heure est grave, il faut trouver de quoi nous nourrir sinon jamais nous ne retrouverons le pingouin lent boréal qui, bien que lent, est déjà loin… »
«  C’est sûr, répondit Chien-qui-pète en baillant, mais je me demande si tu ne deviens pas un peu bigleux à force de ne plus cligner des yeux deux fois ?…Et inutile de me frapper !…Donc, si tu regardes vers l’ouest ne vois-tu pas un campement sympathique avec un feu de camp chaleureux et une troupe de rennes qui m’ont l’air tout ce qu’il y a de plus accueillants ? »
« Bien sûr que je l’ai vu, répondit Tulurgglurkuk vexé, c’était pour voir si tu étais attentif. Allons-y brave Chien-qui-pète-et-qui-va-en-prendre-une-s’il-continue-à-me-casser-les-pieds ! »
Ils arrivèrent donc soulagés près du campement en question où un énorme feu répandait sur la glace une lumière féérique. Huit rennes bien gras mangeaient placidement dans des seaux remplis de grains. Un gros bonhomme aux joues aussi rouges que son habit de laine était assis à califourchon sur un étrange traineau rempli de paquets. Il  leur tendit des assiettes remplies non pas de bonne soupe mais de bonbons et de chocolats qu’ils engloutirent malgré tout.
« How how how ! fit le gros bonhomme, et bien dites-donc vous aviez faim mes petits amis ! On dirait que ça creuse de courir après les pingouins !.... 
«  Comment savez-vous ça ? demanda Tulurgglurkuk, la bouche dégoulinante de chocolat, et qui êtes-vous ?
«  Mais je le sais parce que je sais tout voyons !...Je suis le Père Noknok ! »
 
 
Chapitre 11.
 
Devant l’air ébahi de Tulurgglurkuk et de son chien le Père Noknok et ses rennes éclatèrent de rire. « How how ! Je vois que tu ne nous connais pas, dit le gros bonhomme rubicond, permets-moi de te présenter mon fidèle attelage ! Voici Tornadjluk, Danseurjluk, Furiejlok, Fringantjlik, Cupidonjlouk, Tonnerrejluik, Eclairajlouik et enfin Comètjloïk… » Les rennes firent une révérence. «  Il est vrai que nous sommes un peu loin de chez nous, nous venons de Laponie et nous avons quelques petites livraisons à faire, une poupée par-ci, un ours en peluche par-là, enfin on ne chôme pas…Et voilà qu’un lapin lapon de nos amis nous a raconté qu’un pingouin lent arctique vous causait des problèmes par ici, alors nous voici, toujours prêts à rendre service le Père Noknok ! How how how !... » 
Sur ce il sortit de sa poche une série de grelots qu’il agita sous le nez des deux compères et commença à se trémousser devant ses rennes qui gigotèrent en cadence. Tous ensemble ils entonnèrent un chant ridicule où il était question de sapin roi des forêts, de cheminée et de quelqu’un qui ne devait pas oublier des petits souliers. Le husky se rapprocha lentement de son maître, mit sa patte devant son museau et murmura à voix basse : 
«  Il m’a l’air complètement toctoc ce Père Noknok…En plus ils chantent faux….On ferait mieux de filer à l’anglaise…
«  A l’anglaise je ne sais pas, je ne connais pas ce pays, répondit sur le même ton Tulurgglurkuk, mais je veux bien filer à la groenlandaise. » 
Ils attendirent donc patiemment la fin des danses en faisant semblant d’apprécier les pitreries des rennes qui commençaient à fatiguer puis, aux premiers ronflements du Père Noknok, ils se carapatèrent en silence.
Ils passèrent une petite colline puis s’arrêtèrent pour souffler un peu. La nuit était d’une clarté éblouissante. Un froid intense les enveloppait.
Tulurgglurkuk s’allongea sur le dos et regarda l’immense ciel étoilé. Il trouvait que ce début de quête avait bien mal commencé. Le Husky se blottit contre lui et dit : « Pour un chasseur tu m’épates. Tu ne sais pas regarder ou bien tu as tout oublié. Heureusement que je suis là. Observe la voie lactée. Alors, qu’est-ce que tu vois ? » Tulurgglurkuk fixa un coin du ciel et poussa une exclamation. « Je ne connaissais pas cet amas d’étoiles là-bas au sud…
« Et non, dit le chien, tu ne la connaissais pas et maintenant tu la connais. Et en plus elle t’indique la bonne direction, c’est-y pas merveilleux ?  Si, souffla Tulurgglurkuk. Et tu sais comment elle s’appelle cette constellation ? Non, avoua Tulurgglurkuk. T’es miraud et t’es pas très futé non plus, ricana le chien, mais c’est la constellation du Pingouin Lent bien sûr !..... »
Il prit une taloche, sourit béatement, et s’endormit contre son maître.


Vous avez manqué les chapitres précédents...pas d'inquiétude, les chapitres d'ores et déjà diffusés dans la newsletter quotidienne sont compilés sur notre site internet : https://www.letempsduregard.org/articles.php?lng=fr&pg=4333 
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A vos crayons et appareils photos pour illustrer ce chapitre
Et vous, quel est votre imaginaire à la lecture de ce conte ?


Merci Morgan pour l'illustration du chapitre n°3 ! 

Vous pouvez nous transmettre votre production par mail à : ludivine.goyet@letempsduregard.org
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