Copy
Consulter cette newsletter en ligne pour visionner les photos : https://us20.campaign-archive.com/?u=45bcb63963e00b3e5cb0777be&id=c2d83d117f
 
Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°17 - 17 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

"Parfois notre destin ressemble à un arbre fruitier en hiver.
Qui penserait que ses branches reverdiront et refleuriront  ?
Nous l'espérons, nous le savons
".
Goethe

Des nouvelles de nous

La végétation ne connait pas le confinement...
La nature reprend ses droits !
Il en est de même pour nos jardins.

Le jardin des acanthes (accueil de jour de Pacé) est toujours un petit coin de paradis. 
Il y a quelques jours, Samuel l'a tondu et désherbé pour le sublimer !
Ludivine y a trouvé un trèfle à 4 feuilles. La chanceuse !
Yael et tous les salariés passant par là admirent les fleurs et hument leur parfum. 


Des nouvelles de vous

Au jardin du Botrel (terrain du projet d'habitat partagé, à Acigné), nous ne pouvons plus y aller mais nous avons eu des nouvelles grâce à nos futurs voisins.
Annie et Jean-Bernard vont régulièrement l'arroser.
Les bacs sont en fleurs et l'arbre de Judée se porte bien !
La barrière délimitant notre partie de jardin cultivé, installée début mars, est toujours fièrement en place.



Afin de préserver la tenue de la fête de la patate, le 16 septembre prochain, la plantation de patates devrait se faire pendant la première quinzaine de mai, dans les semaines à venir par quelques personnes volontaires dans le respect des règles de distanciation sociale.

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte* : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
* 2 parce que c'est vendredi
Chapitre 24.
 
Avant d’assister aux premiers cours de maintien sur dos de tortue luth donnés à Biliwong Bilidong peut-être serait-il utile de faire le point sur les connaissances de l’époque relatives au Kangourou doux.
 
Petit rappel scientifique établi en 1540 par Herr Professor Plitzenplotz de l’Académie Royale de Plitzenplotz ( à Plitzenplotz )
 
L’existence du Kangourou doux a pour la première fois été attestée dans le compte-rendu du voyage dans les mers australes lu par l’éminent navigateur Spaghettino Spaghettini devant l’Archiduc Gaston-Herman IV en 1528 ( à Plitzenplotz ).
Spaghettino Spaghettini affirme avoir aperçu une première fois le Kangourou doux sur l’île de Santa-Cruz-della-Constipacion. Accroupi derrière un palmier et en proie à de sévères tourments gastriques Spaghettino Spaghettini affirme que l’animal lui serait apparu et lui aurait dit ( en latin approximatif ) : « Voilà ce que c’est quand on mange trop de féculents ! »
Lors de cet épisode il aurait noté la longueur démesurée des cuisses de l’animal ainsi que sa grande vélocité.
Le dit animal serait apparu une seconde fois à Spaghettino Spaghettini alors qu’avec le botaniste du bord, un certain Jojo-la-Racaille, ils étudiaient le degré d’alcool trouvé dans certains fruits fermentés toujours sur  l’île de Santa-Maria-della-Constipacion. L’animal était à cet instant accompagné de plusieurs autres de ses congénères. Ils auraient bondi sur la table de travail et auraient entonné le chant du régiment des hallebardiers du Grand Duché.
Les Kangourous doux auraient ensuite été capturés, tués, cuisinés promptement et servis avec de l’ail et des épices locales. Les convives auraient beaucoup apprécié. ( Mis à part quelques officiers britanniques présents à ce moment et qui apparemment n’auraient pas raffolé de ce genre de mets ).
Après vérifications il semble probable qu’il y ait eu confusion au sujet des cuisses. Après vérifications il semble probable que Spaghettino Spaghettini ait fait une grave confusion quant au Kangourou doux.
 
Ce qu’il a vu n’aurait été qu’une espèce de grenouille à longue cuisse.
Spaghettino Spaghettini a depuis été renvoyé.
L’ail et les épices n’auraient fait l’objet d’aucun débat.
Pas de Kangourou doux attesté, donc, en 1528 ( à Plitzenplotz ).
Et c’est tout ce qu’on sait.
 
Chapitre 25.
 
 Acocoyotl Polichtitli n’en revenait pas.
La pièce où il se trouvait était certainement un des endroits les plus secrets de Tenochtitlan. Nul, à part lui et l’Empereur, ne connaissait le moyen d’y pénétrer. Et donc d’en sortir.
Pour y accéder il fallait parcourir un labyrinthe de couloirs gardé à chaque angle droit par un garde armé jusqu’aux dents. Elle ne comportait pour seule ouverture qu’une lourde porte en bronze bardée d’un système de serrures compliquées dont il était le seul à posséder la clef. Chacun des quatre murs était fait d’une seule énorme pierre taillée dont les joints étaient scellés avec un mortier spécial à base de lave broyée provenant du volcan Popocatepelt.
Cette pièce impénétrable faisait partie d’un ensemble de bâtiments situés à l’intérieur du Palais et constituait le cœur de la mémoire, autant profane que sacrée, de l’Empire. On la surnommait : La Chambre des Codex !
Sous la surveillance acérée de Polichtitli, seuls les scribes les plus zélés et les meilleurs artistes du pays avaient le droit et l’honneur d’y pénétrer. Ils avaient pour tâche de retranscrire et de peindre sur d’immenses rouleaux en feuille d’amate ou de ficus, tel un journal au jour le jour, les faits et les gestes les plus significatifs de leur seigneur et maître : Moctézuma II, Empereur de tous les Aztèques.
La dernière touche avait été posée ou plutôt enluminée hier soir par Polichtitli et aujourd’hui Moctézuma lui-même devait venir contempler le chef-d’œuvre.
L’ultime dessin devait représenter un des évènements les plus importants du règne de l’Empereur :  l’apparition en rêve du Dieu Serpent-à-Plume le jour de son couronnement.
La finition des écailles avait été tout spécialement soignée, le soyeux des plumes également et Polichtitli avait été particulièrement fier du résultat. On pouvait presque croire que le Serpent était réel. C’était assurément une de ses plus belles réalisations, le point d’orgue de toute une carrière. De toute une vie. Mais fier, ce matin, Polichtitli ne l’était plus.
Car au centre de la page XXVIII du codex, en lieu et place du Serpent-à-Plume, il n’y avait plus qu’un grand vide.
 
Il fallait admettre l’évidence :
Le Quetzalcoatl s’était fait la malle….

 
 Vous avez manqué les chapitres précédents...pas d'inquiétude, les chapitres d'ores et déjà diffusés dans la newsletter quotidienne sont compilés sur notre site internet : https://www.letempsduregard.org/articles.php?lng=fr&pg=4333 
Participez à un échange culturel et récréatif
A vos crayons et appareils photos pour illustrer ce chapitre
Vous pouvez nous transmettre votre production par mail à : ludivine.goyet@letempsduregard.org
 Ensemble vivons nos différences.
Rejoignez-nous sur Facebook Rejoignez-nous sur Facebook
Notre site Notre site






This email was sent to <<Email Address>>
why did I get this?    unsubscribe from this list    update subscription preferences
Le Temps du Regard · 15 rue de la Marbaudais · Rennes 35700 · France

Email Marketing Powered by Mailchimp