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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°4 - 30 mars 2020
La phrase du jour

 « Ce que désire ardemment le cœur, met les jambes en route tôt le matin »
Proverbe nigérian

L'attention du jour
Bon anniversaire à Sarah et Claire, deux coordinatrices des accueils de jour ! 

Des nouvelles de nous

Les personnes accueillies habituellement en accueils de jour sont désormais confinées à leur domicile. Un service d'accompagnement a dont été créé en quelques jours, par le Temps du Regard, pour répondre à leurs besoins, pendant toute la durée de l'épidémie. 

Ses missions  : 
- Appeler pour garder le lien et s'assurer que tout va bien, 
- mettre en relation les services d'aide à la personne pour s'assurer de la continuité de la prise en charge et que personne ne soit oublié,
-  trouver, au besoin, des solutions de logement dans différents types d'hébergements temporaires du bassin rennais,
- mettre en place un suivi para-médical pour ceux dont l'immobilisation physique serait synonyme de perte d'autonomie. 


Un débriefing interrompu après une intervention à domicile

APPEL A RESSOURCES MATÉRIELLES
Pour continuer de pouvoir mener nos actions, nous avons besoin de :
- masques (agréés ou artisanaux - cf tutoriel CH St Brieuc),
- des blouses en coton manches longues (une blouse de chimiste, d'artiste...)

Merci à toutes et tous de nous signaler si vous en dans vos placards, malles....!
Téléphone : 06 02 57 56 18.

Des nouvelles de vous
Bonjour,
Depuis une semaine, nous voici confinés à Concarneau !
Nous sommes quatre de trois générations : Maï, ses parents et sa grand-mère. Contre mauvaise fortune , bon cœur ! Une cohabitation permanente et toutes nos routines habituelles sont bouleversées .

Comment Maï vit-elle ses journées ? Plutôt bien .....
Le matin, Maï passe le chiffon et l’aspirateur dans toute la maison, c’est sa participation aux tâches ménagères.
Après, c’est plutôt des activités ludiques avec sa grand-mère :
Un peu de cuisine, compote de pommes et courgettes au curry, au programme du jour
Apprentissage du tricotage : après maintenant 3/4 jours, elle commence à maîtriser quelques points. En principe, elle démarre une écharpe d’ici quelques jours ... on verra le résultat en fin de confinement.
Un film TV pour se distraire,
30 min de Facebook  pour discuter avec ses copines,
Et toujours les livres, car Maï est une grande lectrice,
Et pour finir l’après-midi, une ballade le long de la mer avec sa grand-mère pour promener le caniche Victor.

Beaucoup de moments très sympa et très peu de tensions.
Espérons que ça perdure pendant les 6 semaines de confinement qu’on nous promet.


Les parents de Maï C.

 
Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte* : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
*2 parce qu'on est lundi
Chapitre 5.
 
Tulurgglurkuk plissa des yeux.
Ce qui pour un homme de sa condition était signe de grande contrariété.
Et même, chose rarissime, il plissa des yeux deux fois.
Couché à ses pieds comme à l’accoutumée son fidèle Husky, Kaalakkakglaalurgluglukkallgliiirkikkk, (qui signifie en langue inuit du Groenland : Chien-qui-hurle-à-la-mort-quand-son-maître-plisse-des-yeux-deux-fois) se mit à hurler à la mort. Lui aussi deux fois. Tulurgglurkuk abattit lourdement son poing sur le museau de son chien qui se tût aussitôt. Inutile que tout le village sache qu’il avait plissé des yeux deux fois. Si le vieux chef  l’apprenait il rappliquerait aussi sec, accompagné de tous les autres idiots et Tulurgglurkuk n’avait vraiment pas besoin de ça. Il fallait qu’il résolve ce mystère tout seul…
Il s’était déjà retrouvé dans une situation similaire il y avait quelques années de ça et il s’en rappelait avec horreur. C’était pendant la grande fête du solstice, lors du concours du mangeur le plus rapide de tripes de morse. D’habitude il gagnait toujours ce concours et nul adversaire n’avait jamais pu rivaliser avec lui ; aussi, lorsqu’il avait brandit le dernier morceau d’intestin pensant avoir remporté le trophée et, s’apercevant qu’une toute jeune fille était portée en triomphe par une foule hilare qui l’abreuvait, lui, Tulurgglurkuk, de quolibets, avait-il plissé les yeux deux fois. Son chien évidemment avait hurlé deux fois. Les rires avaient redoublé de plus belle…
Tulurgglurkuk n’était pas homme à supporter pareille honte à nouveau.
Il se rassit lourdement sur son husky qui poussa un profond soupir mais qui ne bougea pas. Il prit sa pipe. La bourra de poils de moustaches de phoque et l’alluma. Il se gratta la tête et se mit à réfléchir. Une âcre fumée envahit l’igloo.
Et si c’était un coup du chaman ?.....
 
Chapitre 6.
 
Si c’était un coup du chaman, il fallait prendre le caribou par les cornes, se dit Tulurgglurkuk, s’armer de courage et surtout faire appel aux esprits protecteurs. Il tira profondément sur sa pipe, s’allongea sur le sol et s’endormit en moins de temps qu’il n’en faut à une baleine pour avaler mille saumons.
Les visions fulgurantes apparurent aussitôt. Une mer déchainée venait d’envahir l’igloo, Tulurgglurkuk tenta de s’accrocher à des morceaux de banquise brisée ; il allait couler lorsqu’une grosse pate griffue l’agrippa et le tira hors des flots.
« Décidément, la brasse papillon c’est pas ton fort ! » gronda une voix caverneuse.
Tulurgglurkuk connaissait bien cette voix narquoise. C’était celle  Nanuuq-le-grassoulllet, son ours blanc totem !
L’ours était assis face à lui et fixait Tulurgglurkuk droit dans les yeux. «  Et ne va pas cligner des yeux deux fois, hein, c’est pas le moment…L’heure est grave mon ami, il va falloir te mettre en chasse rapidement. Ta route va être longue, semée d’embûches, mais faut c’qui faut, retrouver le pingouin lent est ta priorité… » L’ours s’ébroua. «  T’aurais pas un petit poisson à croquer dis-donc y ‘ fait faim par ici ?.... » Tulurgglurkuk ne disait rien, à vrai dire il dormait profondément. «  Ah oui tu roupilles, c’est vrai ! Bon, quand tu te réveilleras tu partiras tout de suite vers le sud, ne t’inquiètes pas, moi et les copains on t’aura saupoudré de quelques petits sortilèges qui devraient faciliter ton voyage. Quels sortilèges ? Ah mais c’est une surprise, tu les découvriras bien assez tôt… »
Sur ce Nanuuq-le-grassouillet se mit à rire grassement et disparut tout aussi grassement.
Tulurgglurkuk se réveilla lentement. Il se leva et fit rapidement un paquetage de chasse. Il savait, sans avoir à réfléchir, quels objets, vêtements et armes prendre ; ses gestes étaient précis, méthodiques.
«  Allez, on y va ! » dit-il à  Kaalak…son chien
«  C’est pas trop tôt ! » répondit le chien.
Tulurgglurkuk s’arrêta net.
«  Tu as parlé ? » dit-il à son chien.
«  Tu as compris ? » répondit le chien
.
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A vos crayons et appareils photos pour illustrer ce chapitre
Vous pouvez nous transmettre votre production par mail : ludivine.goyet@letempsduregard.org
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