Copy
Consulter cette newsletter en ligne pour visionner les photos : https://us20.campaign-archive.com/?u=45bcb63963e00b3e5cb0777be&id=9cd96915d1
 
Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°19 - 21 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

" Un voyage de mille lieux commence toujours par un petit pas " 
Lao Tseu

Des nouvelles de nous
En ces temps confinés, on bouge nos corps !

Séance de yoga en ligne pour Christophe, (le rendez-vous du mercredi)

"Vélo" comme l'appelle Jocelyne = stepper : "J'ai parcouru la même distance que pour aller chez Jeannot" (son frère).

Et jeux de ballon tous ensemble : grosse partie de rigolade pour Gwenaëlle qui en pleure de rire. Même avec un bras en écharpe Claudine arrive à relancer la balle  !

Sportivement !
Des nouvelles de vous

Bonjour à tous,

Tout d'abord, je vous apporte tout mon soutien en ces jours de confinement. Qui est déjà limité physiquement l'est plus encore.... mais bon gardons espoir !
Je vois qu'avec le journal de bord vous êtes bien entourés et qu'il y'a de la bonne humeur. C'est  important de se sentir soutenu. 
Je me prénomme Hervé, 40 ans, handicapé (en fauteuil), marié, vivant en appartement.
Depuis le confinement, mon quotidien est le même (à part le travail et les sorties)  : le linge, la cuisine, l'ordinateur qui reste une grande source d'occupation (Facebook, la généalogie, recherche de recettes pour Thermomix) la télévision… voila ce qui occupe les journées de confinage.


Hervé (un ami de l'association)

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
Chapitre 28.

Moussa Moussa n’était pas si étonné que ça…
D’ailleurs, si à cet instant, quelqu’un lui avait demandé son avis il aurait certainement répondu : « Ce n’est pas trop tôt ! Ils en ont mis du temps… »
Mais personne au grand jamais n’aurait osé lui demander son avis. 
Ni à cet instant, ni à n’importe quel autre instant. 
Moussa Moussa n’était pas quelqu’un qu’on dérangeait pour un oui ou pour un non. Bien que, si on le lui demandait, il répondait que vous ne le dérangiez jamais. Mais ce : «  Vous ne me dérangez jamais ! » était susurré sur un tel ton que le demandeur, un inconscient sûrement, aurait préféré, à cet instant, se trouver dans le ventre d’un hippopotame plutôt que devant celui du grand Moussa Moussa.

Moussa Moussa n’était pas si étonné que ça.
D’ailleurs, jamais rien ne l’étonnait. Il avait toujours une explication, voire un proverbe, pour chaque occasion. 
Une journée soudaine de canicule en pleine saison des pluies : c’était la volonté du ciel ! Une pluie torrentielle au milieu d’une sécheresse de six mois, c’était sûrement un vautour qui éternuait un peu fort. Une girafe donnait naissance à un gnou : « Le gnou intrépide est une girafe qui rase le sol » ! Une vieille de quatre-vingts ans accouchait de triplés : «  C’est dans les vieilles marmites qu’on cuit les beaux bébés ! »…
La sagesse de Moussa Moussa était légendaire. Son nom était connu depuis les hauts plateaux du Ngnoko-Ngnoko jusqu’aux lointaines chutes de Zumbalumba.
Mais on ne venait pas seulement le voir pour sa sagesse.  
On venait aussi le voir pour la magie... 

Moussa Moussa était un féticheur. C’était même le plus grand féticheur de toute la savane, et sa spécialité, c’était les masques. 
Il sculptait des masques pour toutes les occasions. Des masques en bois pour les mariages, des masques en terre pour les enterrements, des masques pour les naissances, des masques pour faire venir la pluie, et d’autres pour arrêter la pluie, des grands masques pour les guérisons ou pour stopper les diarrhées, et des petits masques pour donner la diarrhée. 
Des masques pour donner la vie et d’autres pour donner la mort. 

Et puis il y avait les masques pour le couronnement du roi…

La série de masques royaux que le grand chef des cérémonies venait justement de lui commander pour la circonstance devait symboliser toute la puissance animale du souverain qui régnait sur les hommes de cette terre. 
Tous les animaux y étaient représentés : les girafes, les gnous, les lions, les antilopes, les zèbres, les buffles, les rhinocéros, les hippopotames, les hyènes, les singes, les vautours, les aigles, les crocodiles, les serpents, et bien sûr, les éléphants. 
Et cette série de masques, Moussa Moussa venait d’y apposer la dernière touche,  à l’aube, juste avant le lever du soleil…

Alors non vraiment, il n’était pas si étonné que ça…
Car ce matin, tous les animaux s’étaient fait la malle….


 
 Vous avez manqué les chapitres précédents...pas d'inquiétude, les chapitres d'ores et déjà diffusés dans la newsletter quotidienne sont compilés sur notre site internet : 
https://www.letempsduregard.org/articles.php?lng=fr&pg=4333 
Participez à un échange culturel et récréatif
A vos crayons et appareils photos pour illustrer ce chapitre
Vous pouvez nous transmettre votre production par mail à : ludivine.goyet@letempsduregard.org
 Ensemble vivons nos différences.
Rejoignez-nous sur Facebook Rejoignez-nous sur Facebook
Notre site Notre site






This email was sent to <<Email Address>>
why did I get this?    unsubscribe from this list    update subscription preferences
Le Temps du Regard · 15 rue de la Marbaudais · Rennes 35700 · France

Email Marketing Powered by Mailchimp