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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°25 - 29 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour
" L'art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau."
Victor Hugo
Des nouvelles de nous
Véronique a pris ses ciseaux et proposé une coupe à ceux qui en avaient besoin

Jocelyne (en photo) : "Véronique travaille bien, je suis contente !"
Pascal R : "J’ai gagné 25€, c'était gratuit !!"
Isabelle : "On devrait avoir quelqu'un qui fait des coupes de cheveux à domicile, je ne suis pas toujours contente du résultat chez le coiffeur !"
Pascal B : "Ça fait du bien, ça rafraîchit"
Claudine (en photo) : "Je suis contente"
Christophe n'en a pas besoin pour l'instant mais est impatient d'avoir sa coupe !
Gwenaëlle quant à elle ne laisse personne toucher ses cheveux !



L'avez-vous remarqué ?
Quel soulagement pour Claudine de ne plus avoir le bras "en écharpe" ! Elle peut à nouveau utiliser ses 2 bras et s'adonner à son activité favorite : le coloriage !
Des nouvelles de vous

 Bonjour ,

En temps normal nous partageons notre vie entre Rennes où mon engagement au Temps du Regard me retient encore régulièrement et St Malo notre ville natale .

Nous sommes donc à St Malo depuis le 12 Mars où nous avons été rejoints par Cyril,Debbie rentrés d'Australie et leur fils Matéo étudiant à Londres .Comme nous avons la chance d'habiter près de la plage du Sillon et que depuis un mois il fait grand beau temps à St Malo, les premiers jours nous allions marcher sur la plage ou sur la digue, je prenais des photos, un de mes loisirs préférés, et nous avions un peu l'impression d'être en vacances .

Mais peu de temps après, la digue et la plage ayant été interdites, nous avons découvert le "côté terre" de notre quartier alors que notre tendance habituelle est d'aller vers le "côté mer" où nous avons découvert dans le périmètre d'un kilomètre autour de chez nous ,de magnifiques maisons plus belles les unes que les autres et que j'ai eues beaucoup de plaisir à photographier et à faire circuler .

Outre ces promenades, le télé-travail pour le Temps du Regard ,les messages et appels téléphoniques pour échanger des nouvelles de chacun et l'intendance pour 5 confinés occupent bien notre temps, agrémenté par quelques films dont "les deux Papes", "Forrest Gump".....que nous ne pouvons que vous recommander .

Cette situation a inspiré à Jean quelques lignes sur un mythe célèbre:

Il fait beau ! La mer est bleue comme les yeux de la nymphe

La plage offre son sable vierge et voluptueux

Le soleil nous baigne de ses rayons charnels

Ce paysage, présent, c'est Eurydice devant moi

Inaccessible, il devient Purgatoire

Je m'en vais avec cette vision édenique

Je ne me retournerai pas comme Orphée pour m'assurer que je n'ai pas rêvé

Ce serait l'Enfer.
 
  Jean et Marie-Annick Loisel

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
Chapitre 35.
 
Il y avait une grande différence entre rendre avec délicatesse l’ourlé d’un pétale de camélia sur une feuille de papier de mûrier colée sur un panneau de bois de palissandre et tracer de longues bandes noires sur la fourrure uniformément dorée d’un tigre vivant en pleine force de l’âge.
La feuille de mûrier ne bougeait pas. Le tigre si. Le panneau de bois ne grognait pas, ne griffait pas, ne mordait pas. Le tigre si. Surtout s’il était contrarié et Jerry Khan était très contrarié.
Tchang-Lu venait d’en faire l’amère expérience.
Au bout d’une journée de travail sur les flancs de la bête ses mains bandées avaient du mal à tenir le pinceau. Chaque fois que les poils de la brosse effleuraient son pelage le jeune tigre ne pouvait s’empêcher de sursauter puis de mordiller la main de Tchang-Lu. Mordiller n’était pas mordre, mais une mordillure de tigre n’était pas très agréable tout de même.
 
Néanmoins, Tchang-Lu étant un peintre d’une qualité morale hors du commun, il exécuta son travail comme si sa vie en dépendait. Ce qui au fond était le cas…
Il avait fait prendre la pose à la tigresse et aux trois frères de Jerry Khan afin de ne pas se tromper dans l’agencement des lignes, la patience n’étant pas la vertu première des tigres, son temps était compté.
Pour la couleur et l’intensité des bandes noires il avait choisi de broyer des scarabées tricéphales anthracite qu’il avait mixés avec de la bouse de pécari sur laquelle il avait fait uriner les fauves. Le résultat était à la hauteur des attentes de la petite famille de félins.
« Une peinture qui pue est forcément une bonne peinture ! » avait grogné Yeswoui Khan.
Il ne restait plus qu’un petit espace à fignoler sur le haut de la cuisse et Jerry Khan allait enfin pouvoir se pavaner sans honte dans la jungle. Une dernière touche, c’était fini. Satisfait, Tchang-Lu posa son pinceau, fit le tour du tigre, hocha la tête et sortit un petit miroir de sa poche qu’il tendit au jeune tigre.
« Je crois que c’est parfait. Qu’en pensez-vous ? 
 « Magnifique ! fit la mère.
«  Il est beaucoup mieux qu’avant ! dit un de ses frères.
 « Je ne pourrais pas avoir quelques lignes de plus, là…et là aussi…et encore là ? fit Jerry Khan, timidement.
 
C’est alors qu’un énorme léopard jaillit des fourrés et poussa Jerry Khan d’un violent coup d’épaule. Les tigres reculèrent de stupeur. Ils le connaissaient, c’était le chef du clan des léopards des marais. Il avait l’air furieux. Réputé pour avoir très mauvais caractère il ne se liait avec personne, sinon pour le croquer. Que faisait-il là ? Mais il y avait plus bizarre encore. Quelque chose clochait.
Les tigres ne s’en étaient pas aperçus tout de suite mais maintenant c’était évident.  La couleur de sa robe…
Lui aussi avait perdu toutes ses taches noires !
Le léopard se mit à tourner sur lui-même, jetant des regards enragés autour de lui.
« Si j’en vois un qui rigole…je le bouffe tout crû, rugit-il ! Sauf toi le peintre….
bon…que je vous explique…moi aussi j’ai rencontré le pangolin…on ne rigole pas j’ai dit….moi aussi j’ai joué avec lui…moi aussi j’ai perdu…le petit salopard est parti avec mes taches…
Tu saurais me les refaire le peintre ?... »

 
 Vous avez manqué les chapitres précédents...pas d'inquiétude, les chapitres d'ores et déjà diffusés dans la newsletter quotidienne sont compilés sur notre site internet : 
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