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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°10 - 7 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

" La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. "
William Arthur Ward
 

Des nouvelles de nous

Au delà de 2 domiciles partagés de Montgermont et Pacé, nous accompagnons 4 personnes dans des appartements individuels, les haubans, à Montgermont. 


" Tous les soirs à 20h, je fais de la trompette pour les professionnels soignants et ceux du médico-social ". Philippe 


" Je ne sors pas beaucoup mais je me sens bien. C'est un peu long de rester chez soit, mais c'est comme ça, c'est dommage ! Je souhaite un bonjour et une bonne santé à tous." Emile
 


Rappel invitation - Ateliers en ligne, tous les mercredi :

Yoga doux, accessible à tous, de 9h à 9h30 (pas besoin de tenue spécifique, ni de matériel). Se connecter sur Zoom : https://zoom.us/j/803684057  

Atelier gestion du stress par la respiration et le souffle, de 11h30 à 12h. Se connecter sur Zoom :  https://zoom.us/j/803684057

Des nouvelles de vous

20 heures !
Comme chaque jour, le président du Temps du Regard, confiné comme tout un chacun à son domicile, armé d'une poêle et d'une spatule, salue le personnel du Centre hospitalier, à la tâche tout à côté, (et bien sûr des autres établissements de soins), à la tâche tout à côté pour les remercier des soins apportés aux malades atteints du coronavirus, mais aussi les personnels du Temps du Regard poursuivant leur accompagnement des personnes handicapées qui leur sont habituellement confiés, les personnels des entreprises qui assurent les services nécessaires à notre vie de confinés...
En face, l'ancienne et belle cour d'honneur de la caserne Mac Mahon, résonne du même concert tapageur et solidaire et plein de gratitude !
A demain, même heure... même fenêtre !!

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte* : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
Chapitre 14.
 
Billiwong Billidong retourna dans sa case.
Il s’assit devant le feu de brindilles sur lequel mijotait depuis le matin un ragoût d’opossum mais il n’y toucha pas.  Dans une jarre de terre il saisit une poignée de feuilles d’eucalyptus et commença à les mâcher lentement. Il mit aussi dans sa bouche quelques graines que le sorcier lui avait données avant de commencer à peindre. « Elles t’aideront à y voir clair quand l’obscurité voilera tes yeux », lui avait-il dit. Eh bien l’obscurité était là mais il avait beau mâchouiller et saliver aucune lueur ne venait éclaircir les ténèbres. Un petit wombat apprivoisé passa entre ses jambes en dodelinant du croupion, il le chassa d’un coup de pied rageur qui le surprit lui-même. Si lui, l’homme sage entre tous les sages, perdait ses moyens c’est que le monde ne tournait plus rond.
De mémoire d’homme du bush on n’avait jamais vu une telle diablerie. Un kangourou qui s’échappe d’une peinture de sable, il n’en avait jamais entendu parler. Il avait beau se creuser la cervelle, même dans les vieilles légendes transmises depuis la nuit des temps on ne parlait pas de kangourou peint et fugueur. Encore moins de kangourou doux fugueur. Parce que, c’était vrai que le kangourou sautait, et comment qu’il sautait ! C’était vrai que le kangourou boxait et c’était plus que vrai que le kangourou n’était pas un animal facile, mais il ne sautait pas d’une peinture !
Et puis rien à voir avec le kangourou doux, animal totem de la tribu et qui était une espèce rare parce que très docile, très calme et qui jamais au grand jamais ne se sauverait d’une peinture de sable ! Et pourtant si, il l’avait fait !
 
Billiwong Billidong se leva d’un bond.  Il venait d’avoir la vision d’une grande vague… Il prit aussitôt sa décision. Il devait partir.
Il saisit une bonne poignée de larves de cancrelats séchés qu’il enfourna dans un sac de peau. Il décrocha ses boomerangs, les soupesa, il emporterait les plus légers.  Il enroula délicatement son didgeridoo dans un étui d’écorce et se l’attacha dans le dos. Dans une autre sacoche, il déposa ses précieux pigments, du sable rouge, de la craie. Il jeta un dernier regard à sa case, ferma les yeux et sortit. Puis il s’élança, d’abord en petites foulées, bientôt suivies par de grandes enjambées, comme si mille crocodiles s’étaient mis à ses trousses.
Il allait retrouver ce satané kangourou doux.
Billiwong Billidong se dirigea vers la mer…


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