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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°20 - 22 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

" Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part "
St Exupéry

Des nouvelles de nous

Témoignage sur le confinement 

"Je vis bien le confinement car on fait des activités comme de la peinture ou du dessin. Le matin on peut dormir plus longtemps. J'aime bien la newsletter du Temps du Regard pour avoir des nouvelles des autres personnes accueillies en accueil de jour"

Pascal
Des nouvelles de vous

Bonjour,
Voici un petit texte qui ressemble à notre quotidien confiné. Nous partageons le plaisir des mots que l’on aime lire, dire, écrire. 

Notre quotidien est depuis ce confinement un peu changé et whats App est devenu un incontournable.
Mais qu’est-ce-que WhatsApp ?
D’après Marie, une belle amie Bretonne, c’est
« Une petite bulle vert-pomme sur un écran de téléphone, qui se joue des frontières et d’une petite bestiole globetrotteuse et vorace. »
Tous les jours cette messagerie nous sort de l’isolement et des torpeurs printanières devenues silencieuses.
Tous les jours ce réseau fait fi des chiffres alarmants , mais nous inonde de vidéos et news en tout genre,et nous brinquebale à tout vent.
Tous les jours nous retrouvons la presse et ses articles documentés , jamais nous n’avons eu autant de temps pour lire et commenter « le virus".
Tout se propage et comme le créatif nous apprenons que le Covid 19 copie -colle, reprend, mute et reproduit .
Et maintenant... que le virus se propage à vive allure dans le monde entier, la gravité s’abat sur chacun d’entre nous, les cœurs s’emballent dans le souci des proches et de l’avenir.
Mais tout va bien pour l’instant.

Cathy

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
Chapitre 29.
 
Moussa Moussa souriait.
Il s’assit en tailleur au milieu de sa grande case sur une natte en raphia, ses outils éparpillés autour de lui. Des dizaines de clous auxquels rien n’était suspendu étaient accrochés sur les murs de pisé, aussi inutiles qu’une armée sans combattants. Sur le sol, d’innombrables cônes de copeaux de bois n’avaient pas encore été balayés. Sans ces quelques détails un visiteur qui serait entré inopinément dans la case n’aurait pu se douter qu’hier encore une foule de masques tonitruants envahissaient l’espace de leur présence assourdissante.
Mais les masques tonitruants avaient disparu et Moussa Moussa souriait.
 
Personne ne connaissait l’âge de Moussa Moussa. Certains disaient qu’il était né à l’époque de la reine de Saba. D’autres qu’il avait joué, enfant, avec Mathusalem. Moussa Moussa, avec un petit sourire, hochait la tête et ne les contredisait pas. Ses bras secs comme des roseaux, son corps longiligne et noueux comme les racines du frangipanier et son visage parcheminé comme un baobab qui aurait eu plusieurs vies pouvaient en effet laisser planer un mystère qu’il mettait un malin plaisir à entretenir. Son regard intense était du même bleu foncé que celui du turban qu’il avait sur la tête et qui lui non plus n’avait pas d’âge. Il déroula le turban et une énorme touffe de cheveux frisés et gris mélangés à des brins de paille et à des feuilles séchées recouvrit son crâne.
Cet enchevêtrement improbable et grandiose de poils et de crins ressemblait plus à un nid qu’à une coiffure et semblait animé d’une vie propre.
Ce qui n’avait pas l’air d’importuner Moussa Moussa qui se saisit d’une théière en terre, jeta quelques herbes aromatisées dedans, alluma un petit feu, et posa la théière dessus.  Puis il prit deux tasses en céramique, une pour lui et une pour…
« Allez vieux grigou, chuchota Moussa Moussa, il n’y a personne, tu peux sortir. Que dirais-tu d’une bonne tasse de thé ? Il est temps d’avoir une petite discussion tu ne crois pas ? Tu dois certainement avoir quelque chose à me dire. A moins que tu ne préfères que je te transforme en margouillat pour les dix prochains siècles à venir ! »
Le nid, car c’en était un, s’agita et une petite chose poilue émergea de l’imbroglio chevelu et végétal. La chose regarda fébrilement à droite et à gauche, replongea, ressortit, replongea, ressortit et bondit comme un diable sur les genoux de Moussa Moussa.
Ou plutôt bondit comme un macaque.
Car c’en était un, de macaque…
 
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