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Journal de bord "Le Temps du Regard"
N°11 - 9 avril 2020

Au temps du Coronavirus
La phrase du jour

" L'espoir est contagieux comme le rire. "
Joan Baez

Des nouvelles de nous

Aux domiciles partagés: les activités sont diversifiées !

Chaque vendredi après midi, le rendez-vous est pris, la salle commune de la Cour Aux Bretons va se transformer en salle de cinéma : 
Noir complet, drap tendu en guise d'écran, vidéoprojecteur, enceintes, et de beaux films dans la lumière... 
La semaine dernière, choisi avec les résidents, était au programme Chaplin et ses Temps Modernes.
Une façon de voyager sans bouger du canapé.

Des nouvelles de vous

Bonjour à tous,

Le confinement avec ma maman se passe bien, même si je suis en tenue décontractée, je ne me laisse pas aller. Je continue de prendre soin de moi et je fais attention à mon alimentation afin de ne pas être en surpoids. Les journées sont rythmées par des jeux, de la lecture, du visionnage de films... heureusement que nous avons un balcon pour s'aérer car nous vivons en appartement. Mais bon, nous ne sommes pas à plaindre.
Nous ne manquons jamais d'applaudir tous les soirs à 20h le personnel soignant ainsi que tous ceux qui prennent soin des autres au risque de leur santé.
Merci aux personnes du Temps du Regard pour leur appel régulier réconfortant.
Une pensée à vous tous et vos familles. Prenez bien soin de vous ! 

Cloé

Aidez-nous à tisser un lien solidaire
Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Envoyez-nous une photo et petit mot, racontez-nous votre quotidien!
Un chapitre du conte : Le Pangolin et le Pingouin lent
Une oeuvre littéraire débutée au premier jour du confinement par Albert Lemant, artiste écrivain et illustrateur. A l’origine, ce texte a été pensé pour distraire ses petits-enfants mais tout ce qui est partagé fait du bien ! 
Chapitre 16.
 
Tchang-Lu pénétra dans la jungle. Quelle différence de température avec la montagne ! La chaleur y était suffocante et moite. La touffeur dégoulinait littéralement des arbres. Les cobras aussi. Tchang-Lu les entendait se glisser en sifflant sournoisement le long des lianes et réussissait à les éviter. Mais il y avait pire que les cobras. Et plus petit. Malgré le danger Tchang-Lu était émerveillé par la luxuriance qui l’entourait. Des fleurs multicolores et de toutes tailles plus stupéfiantes les unes que les autres, des feuilles en corolles grandes comme des maisons, des mousses exubérantes, des spirales de lianes en cascades. L’envie de peindre étant plus forte que la peur, il s’était assis sur une souche de banian et venait de sortir son encrier. Il allait y tremper son pinceau lorsqu’il sentit un léger bruissement sur son épaule, il tourna lentement la tête. « Bonjour mon Prince, un baiser, rien qu’un baiser et  tous vos vœux seront exaucés… » lui murmura une toute petite grenouille phosphorescente. Pas le temps de reculer, la grenouille, qui était très venimeuse, venait de l’embrasser ! «  Ahhhh…pas de chance, dit la grenouille, je me suis trompé, ce sont mes vœux qui seront exaucés, pas les vôtres je le crains… » La grenouille se transforma aussitôt en crapaud-buffle et disparut sous les fougères. Tchang-Lu se mit à délirer. Le venin du perfide batracien avait pour effet de faire proférer à sa victime des poèmes incohérents. Ce qui pouvait devenir très grave. Le résultat fut immédiat et terrible :
«  Alexandrie…Alexandraaaa …Pango sur le Nil…Hiiiiii…Pango sur les bras…Haaaaa…. » hurlait le pauvre fou. Il allait succomber dans un accès de démence poétique lorsqu’un colibri suceur de poison se positionna devant son nez et, enfournant son bec dans sa narine droite, se mit à aspirer le venin. Tchang-Lu était sauvé, mais à quel prix. « Faudrait  tout de même faire attention où vous posez vos lèvres hein, dit le colibri en continuant de battre des ailes, on ne pourra pas vous surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Heureusement qu’aucun humain ne vous a entendu, ça aurait terni votre réputation de lettré… Alexxxxandrie…Alexxxxandraaaa….N’importe quoi ! » Tchang-Lu se remit debout. « Bon alors, reprenons, fit le colibri, pour votre quête du pangolin, vous devez suivre le sentier sous les branches du palétuvier,  au troisième perroquet tournez à droite, puis vous filez tout droit à travers le champ de fleurs carnivores, vous bifurquez au quatrième tulipier, ensuite deuxième guépard à gauche, vous grimpez en haut de la canopée, vous évitez les grenouilles, vous repérez la forêt d’épicéas géants, vous y plongez direction le fleuve, et là vous demandez votre route… »
 « Ah bon mais à qui ? » demanda Tchang-Lu. « Bah….Mais aux tigres évidemment… »



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