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Le mot de la Présidente

Valérie Plagnol

 
 
Contrastes
 
Chers adhérents, chers lecteurs,

L’élection présidentielle passée, nous nous tournons vers les échéances législatives des 12 et 19 juin prochains, laissant la France dans une nouvelle phase d’attentisme, qui se prolongera jusqu’au début de l’été.
L’arrivée des beaux jours et des vacances de printemps ont permis à beaucoup de s’échapper et le regain de l’activité touristique est nettement perceptible depuis cet hiver, signalant également le retour des touristes étrangers – en provenance d’Europe d’abord.
Pourtant, les contrastes économiques et politiques ne manquent pas :
A l’issue de leur réunion de printemps, le FMI et la Banque Mondiale se montrent toujours plus inquiètes sur les perspectives d’activité mondiale, qu’elles revoient à la baisse, tandis que les pressions inflationnistes pourraient durer plus longtemps et affecter les revenus plus durement que prévu. Ainsi, les Banques Centrales anglaise et américaine ont entamé un cycle de resserrement monétaire. Alors que les signaux d’atterrissage apparaissent, comme en témoigne le repli des marchés boursiers, les tensions sur le marché du travail persistent, le taux de chômage étant au plus bas depuis plusieurs années. De même, alors que nous retrouvons une « vie normale » et que la dernière vague d’Omicron reflue en Europe et aux Etats-Unis, la Chine se re-confine et s’en tient strictement à sa « politique zero-covid », provoquant de nouvelles tensions sur l’activité et les chaînes de production.
Enfin, les retrouvailles familiales de l’après-pandémie, la liberté retrouvée, contrastent tragiquement avec la poursuite de la guerre en Ukraine et l’afflux massif des réfugiés (estimés à plus de 5 millions de personnes), tandis que les combats se concentrent dans l’Est du pays et que les pays clients du gaz et du pétrole russe, envisagent l’embargo.
La hausse des prix entraîne la correction des marchés obligataires. Le 1er mai, le salaire minimum a été relevé ; en revanche, le taux du Livret A est resté inchangé. Pour la première fois depuis de nombreuses années, l’inflation redevient la première préoccupation des ménages. C’est clairement ce phénomène-là qui sera l'indicateur le plus important à surveiller, ces prochains mois, pour les épargnants.
 
Valérie Plagnol

 
La parole à

Franklin Morin 
 

Chief Investment Officer de Nalo 

 « Avec la hausse des taux, beaucoup d'épargnants basculent dans un monde qui leur est inconnu et pour lequel ils n'ont aucun repère »

 
Quel est l’élément le plus marquant selon vous dans l’évolution récente des marchés ?
Sans aucun doute la remontée des taux d’intérêt ! Ce qui est particulièrement frappant c’est que nous assistons à la première véritable hausse des taux après pratiquement 30 ans de baisse, ce qui veut dire que beaucoup d’investisseurs et d’épargnants basculent dans un monde qui leur est inconnu et pour lequel ils n’ont aucun repère. Il est impossible de se servir des modèles passés pour anticiper l’avenir. Un exemple : depuis 30 ans le marché immobilier ne fait que grimper, en particulier à Paris. Comment peut-on extrapoler cette tendance passée dans un contexte de durcissement des taux d’emprunt, de confinements successifs et de renforcement du télétravail qui pousse les parisiens à s’éloigner de Paris ?
 
Est-ce que la situation change la hiérarchie entre Livret A et Assurance-vie ?
Il y a plutôt une inversion dans le comportement de ces produits à court terme. En période de baisse des taux, le Livret A est toujours un peu en avance de phase sur l’assurance vie, car comme il est indexé sur l’inflation, son taux d’intérêt baisse plus vite que le rendement servi par les obligations détenues dans les fonds en euro, lesquels mettent en moyenne 6 ans à renouveler leurs stocks et qui donc ont toujours un reliquat d’obligations servant des taux plus élevés que le Livret A. En phase de remontée des taux c’est l’inverse, le Livret A sera toujours un peu plus attractif à court terme le temps que les fonds en euro rachètent des obligations servant des rendements plus élevés.
 
La hausse des taux fragilise-t-elle le marché obligataire ?
L’essentiel de la correction est probablement derrière nous mais il est vrai que les obligations ne jouent plus vraiment le rôle de “valeur refuge” auquel elles nous avaient habitué. Mais à long terme, cette remontée des taux vers des niveaux plus "normaux" (sur le plan historique) est une bonne nouvelle :  taux plus hauts veut aussi dire coupons plus élevés. Cela permet au marché de retrouver un couple rendement-risque plus favorable, donc de permettre aux investisseurs de réduire leur risque pour un rendement espéré similaire.
 
Que doivent faire les épargnants dans un tel contexte ?
Pour les épargnants, mais aussi les investisseurs le message est très clair : surtout ne changez rien, ne paniquez pas, et restez investis sur le temps long. Nous sommes tous, en tant qu’humains, soumis constamment à des biais cognitifs qui nous poussent à surréagir dans des situations de tension ou de crise, en étant persuadés que cela sera pire encore demain. Mais l’histoire économique démontre au contraire que les meilleurs placements sont ceux où l’on garde ses positions sans bouger. C’est difficile à entendre pour quelqu’un qui est rentré sur les marchés actions il y a deux ans et qui a connu deux années de progression à deux chiffres de son portefeuille. Forcément, quand il se retrouve dans une situation de correction comme en ce moment, il a le sentiment de perdre de l’argent. Mais la situation anormale est plutôt celle qui a prévalu au cours des deux années précédentes comparativement à la moyenne des gains annuels des marchés actions, plutôt de l’ordre de 8% par an sur le très long terme.
 
N'y a-t-il pas un manque de formation financière chez les épargnants ?
Probablement, oui. J’ai été très marqué par le dernier baromètre de l'épargne et de l'investissement publié par l’AMF où la moitié des personnes interrogées disaient ne pas accepter de souscrire à un placement garanti s’il offrait un taux inférieur à 2,9%. Or 2,9% c’est un niveau particulièrement élevé pour un placement garanti, quand on pense que l’État français par exemple offre des taux autour de 1% voire négatifs il n’y a pas si longtemps que cela. Par manque de formation financière, certains n’ont peut-être plus tout à fait les bons repères…
 
Justement, l’AMF vient de publier un rappel à l’ordre à l’intention des fournisseurs d’épargne en ligne leur reprochant de négliger leurs devoirs d’information et de pédagogie à l’égard des épargnants. Qu’en pensez-vous ?
Je ne peux qu’être d’accord. J’ai pu moi-même observer que certains acteurs sur ce marché n’ont pas toujours de bonnes pratiques en termes d’information, par exemple en comparant leurs performances avec celles d’acteurs établis depuis plusieurs années, en oubliant de préciser qu’eux-mêmes n’ont que quelques semaines d’existence ! Ou bien en indiquant pratiquer des frais de gestions plus bas, sans préciser que cela est pour seulement trois mois…Un rappel à l’ordre était logique.
Chez Nalo, nous pensons qu’il est de notre devoir d’accompagner nos clients à travers la jungle des placements, avec du contenu pédagogique clair et accessible. Nous avons développé un blog et un guide de l’investisseur qui sont très appréciés de nos clients selon leurs feedbacks. Nos conseillers sont d’anciens banquiers privés qui connaissent bien les besoins des clients particuliers, et nous élaborons nos communications et le design même de notre interface dans l’optique de rendre l’investissement plus compréhensible et surtout plus en phase avec la situation/les spécificités de chacun.
Ceci nous semble d’autant plus nécessaire que les français deviennent davantage acteurs de leur épargne, par choix et/ou par la force des choses.
 
Actualité
PIB qui stagne, prix qui s'envolent : les français prêts à épargner de nouveau  

Une activité atone – avec un PIB qui ne progresse pas au 1er trimestre 2022 – et une inflation qui s’envole à + 4,8% en avril. Tel est le sombre constat livré par l’Insee juste avant le 1er mai. S’il est trop tôt pour parler de stagflation - la pire situation connue en économie conjuguant récession et envolée des prix - le tableau n’est guère réjouissant en France deux mois après le début de la guerre en Ukraine. Surtout que c’est bien le recul de la consommation des ménages (-1,3% au premier trimestre) qui explique l’essoufflement de la croissance. Et que cela est dû en premier lieu à la hausse des prix car « la consommation baisse fortement dans l’hébergement–restauration (–5,3 % après +0,9 % au quatrième trimestre 2021), précise l’Insee. De même, les achats de biens reculent nettement (–1,7 % après +0,1 %), notamment les dépenses en habillement-textile ».
Pour l’instant, les perspectives des prochaines semaines ne s’annoncent guère favorables. Le moral des ménages, lui aussi calculé par l’Insee, a continué à reculer en avril, atteignant les 88, soit une chute de 11 points en deux mois. « À 88, l'indicateur reste bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100), expliquent les statisticiens publics. Il est à un niveau voisin des points bas atteints fin 2018 lors du mouvement des gilets jaunes et en 2020 lors des confinements ».
Rien d’absolument dramatique, donc, car après ces deux chocs extérieurs, le moral avait à chaque fois rebondi rapidement et la conjoncture avec, mais une situation inquiétante tout de même. En attendant, les français se disent prêts à recommencer à épargner : l’indicateur mesurant la volonté d’épargne des ménages a gagné 2 points pour s’établir à 30, un niveau historiquement élevé.
 
Actualité
Revalorisation du Livret A...encore un peu de patience !  
 
Certains l’attendaient pour le 1er mai. Mais la Banque de France a finalement décidé de passer son tour. Le taux du Livret A n’a donc pas été revalorisé, malgré la forte hausse de l’inflation, et reste pour le moment fixé à 1%. Il est vrai que le taux avait déjà été réévalué à 1% le 1er février dernier (contre 0,5% auparavant) mais dans le même temps l’envolée des prix n’a cessé de s’accélérer aussi la revalorisation précédente apparait-elle désormais très insuffisante aux yeux de ceux ayant placé leur épargne sur le Livret A.

Mais dans un contexte de changement de gouvernement, en France, et alors que l’incertitude demeure sur la résistance de la consommation des ménages, attendre avant de procéder à un nouveau relèvement est probablement la décision la plus sage, à court terme.

Tout le monde va suivre désormais la prochaine échéance du 1er août, date possible pour une nouvelle décision et une possible hausse. Et à cette date-là, la hausse pourrait être significative si l’on en croit les calculs effectués par le site Capital. « L’inflation prise en compte pour le calcul du taux du Livret A étant alors la moyenne des hausses de prix annuelles allant de janvier à juin 2022, à savoir 4,27% selon les projections (dans l’hypothèse où les hausses de prix de mai et de juin sont identiques à celle d’avril). Avec une moyenne des taux interbancaires inchangée (-0,57%), la formule aboutirait alors dans le meilleur des cas à un taux de 1,85%, arrondi à 1,90% ». Tangenter les 2% voudrait dire qu’en six mois à peine, le taux du Livret A aura été multiplié…par 4 !
 
Actualité
Souscription aux produits d'épargne en ligne : les mises en garde de l'AMF et de l'APCR
 
Les professionnels commercialisant des produits d’épargne et d’instruments financiers sur Internet communiquent-ils bien ? Respectent-ils toutes leurs obligations légales pour bien informer le futur épargnant de ses droits et des risques, ou bien ont-ils, à la marge, quelques pratiques de nature à induire en erreur les clients les moins avertis ? 
 
L’autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (APCR) ont mené une enquête sur la communication en ligne en faveur de la souscription à des produits d’épargne. Leurs travaux, rendus publics le 21 avril, ne pointent pas de dysfonctionnements majeurs mais rappellent tout de même un certain nombre de règles importantes qui ont eu tendance, ces dernières années, à être oubliées par les professionnels. 
 
La première mise en garde porte sur la publicité en ligne pour les produits d’épargne. Les autorités ont constaté « un déséquilibre entre la présentation des avantages et des risques inhérents à la souscription du produit ou du service ». De fait, certains acteurs accordent un espace beaucoup plus important et lisible à la présentation des avantages du produit tandis que les risques sont présentés de manière générale peu visibles, lisibles et intelligibles (en bas de page et rarement dans une police d’une taille au moins égale à celle employée de manière prédominante).
« Par ailleurs, il a été constaté que certains acteurs présentaient en premier lieu les avantages du produit, puis les liens de souscription, avant les risques inhérents à ce dernier, ce qui peut être considéré comme une pratique ne favorisant pas le consentement éclairé », écrivent les régulateurs.
 
Un rappel à l’ordre est également fait pour la présentation des tarifs : « La variété des offres proposées et les renvois vers les conditions tarifaires souvent peu accessibles et intelligibles peuvent rendre la compréhension de la tarification peu claire pour les épargnants ». 
 
Idem sur l’information, « il est apparu que les informations précontractuelles n’étaient pas assez accessibles pour le prospect car celles-ci étaient dispersées à plusieurs endroits du site ou sur différents documents ».
 
Le rapport s’inquiète enfin d’une trop grande hétérogénéité des tests de culture financière faits par les professionnels en ligne. Ces tests sont obligatoires afin de mesurer le degré de compréhension des souscripteurs et s’assureur qu’ils prennent une décision éclairée. « Si les parcours disposent systématiquement d’un questionnement relatif à la connaissance et à l’expérience en matière financière, à la tolérance aux risques et à la capacité à subir les pertes du souscripteur digital, le nombre et la qualité des questions posées varient fortement entre les différents établissements testés. À titre d’illustration, sur le seul critère de la connaissance en matière financière, le nombre de questions posées varie de 1 à 15 ». 
 
De fait, « la majorité des distributeurs d’assurance vie propose une auto- évaluation des connaissances, complétée par des questions fermées sur les instruments financiers dont la qualité est disparate et, pour la moitié des acteurs, insuffisamment élaborées (portant exclusivement sur la garantie du fonds euros ou sur le risque de perte en capital d’un support en unité de compte) ». 
 
 
L’AMF et l’APCR concluent leur étude par des recommandations à mettre en œuvre pour les professionnels, afin de corriger ces distorsions. En voici les principales :
 
Pour les communications à caractère promotionnel :
  • Mettre en évidence tout risque pertinent dans une police d’une taille au moins égale à celle employée de manière prédominante lorsqu'elles se réfèrent à un avantage potentiel d'un service ou un produit.
  • Indiquer de manière visible et claire l'effet des commissions, des honoraires et des autres frais sur les performances passées d’un produit ou d’un support. 
Pour les informations précontractuelles, afin d’assurer une plus grande accessibilité des informations précontractuelles il convient de :
  • Soigner la mise en forme pour inciter l’internaute à prendre connaissance des informations transmises au cours du parcours : police, taille et couleur des caractères qui valorisent l’information selon son degré d’importance. 
  • Faire une mise en forme incitative à la lecture (aérée, structurée, imagée ou colorée) 
  • Mettre en évidence et regrouper les informations liées aux droits des consommateurs (réclamation, médiation, tribunaux compétents, rétraction) ; 
  • Mettre en évidence les informations liées aux risques et garanties des produits et services
  • Utiliser un vocabulaire compréhensible du grand public notamment des souscripteurs présentant une connaissance ou expérience plus limitée en matière financière
  • Développer des résumés des documents denses
  • Mettre des contenus pédagogiques à disposition 
  • Veiller à laisser aux souscripteurs un délai suffisant afin de lui permettre de prendre connaissance de 
S’agissant des frais d’assurance Vie : 
  • Assurer une présentation complète et agrégée en matière de frais, de coût et de performance des produits proposés notamment des supports en unités de compte.
     
Enfin, pour le questionnement du client : 
  • Indiquer les étapes du questionnaire ;
  •  Informer clairement et explicitement l’épargnant de l’intérêt de fournir des informations sincères et complètes et de les actualiser si nécessaire ;
  •  Ne pas favoriser, dans un laps de temps court, la modification répétée du questionnaire
  • Assurer un recueil complet et cohérent des exigences et des besoins du client : 
  •  Ne pas limiter le recueil des objectifs d’investissement aux seuls objectifs compatibles avec les produits proposés ; veiller notamment à intégrer les objectifs de court terme (épargne de précaution mobilisable sans délai, trésorerie) ; 
  •  Développer le recueil d’information du patrimoine financier et s’assurer d’avoir une vision a minima globale des avoirs garantis et non garantis et des avoirs disponibles et non disponible.
  • Étoffer et harmoniser le recueil de la connaissance et de l’expérience des clients en matière financière, en posant notamment un nombre suffisant, varié et raisonnable de questions afin d’obtenir une vision fidèle du niveau de connaissance du souscripteur en matière financière. 
Le chiffre du mois

4,3 milliards d'euros
 

Les particuliers et les Family Office gérant le patrimoine de certains particuliers fortunés ont investi près de 4,3 milliards d'euros dans le Private Equity (capital investissement) en 2021 selon la dernière étude annuelle publiée par France Invest. Cela représente une hausse de 78% par rapport à 2020 qui montre que certains particuliers commencent à envisager de placer leur épargne dans le capital des entreprises privées non cotées. 

Le Cercle & The Human Safety Net
Le Cercle s’associe au Human Safety Net

Le Cercle des Epargnants s’associe au programme Human Safety Net, (THSN) initiative lancée fin 2017 par Generali et qui vise à développer à l’international un «réseau d’entraide dont la vocation est de réunir associations, collaborateurs, distributeurs, partenaires et clients dans un mouvement international de personnes qui aident d'autres personnes».

En France, le programme Human Safety Net décline deux actions : l’accompagnement des entrepreneurs réfugiés et la petite enfance. THSN accompagne les personnes qui bénéficient d’une protection internationale (asile ou protection subsidiaire) en leur permettant de redéfinir leur projet professionnel et de les accompagner s’ils le souhaitent dans l’entrepreneuriat. THSN s’adresse aux enfants issus de milieux défavorisés et vulnérables en accompagnant leurs parents. Il concentre son action sur les 6 premières années de l’enfant, pendant lesquelles les capacités d’apprentissage sont les plus importantes et peuvent s’avérer déterminantes pour sa future évolution sociale.

IMPORTANT/UKRAINE En s’appuyant sur le réseau de sa fondation The Human Safety Net, le Groupe Generali a décidé de lancer une collecte de fonds mondiale auprès de ses collaborateurs afin de soutenir l'UNICEF qui agira dans les semaines et les mois à venir auprès des familles touchées par le conflit en Ukraine.

https://www.thehumansafetynet.org/fr/parentingtips-fr/francais


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