Aussi : Les malades ou les champs de compétences ?͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ 

L’actualité politique
17 novembre 2022

 

Bonsoir !

Une citation de Marc Tanguay pour commencer : « Jamais la troisième vice-présidence de l’Assemblée nationale n’aura, dans notre histoire, créé autant de remous. » En effet : qui se souvient d’ailleurs que François Gendron, Maryse Gaudreault ou François Ouimet ont été les derniers titulaires de ce poste pour lequel le règlement stipule que le député qui l’occupe « n’exerce aucune fonction administrative » ? Voilà. Et pourtant, à suivre les « actualités libérales » — un nouveau segment quotidien des bulletins d’informations —, on dirait bien qu’il s’agit d’une sorte de Saint-Graal parlementaire… 

Tout comme le texte du calepin de la semaine que je signe plus bas, l’article de notre collaborateur Dominic Vallières revient sur la crise que traversent les libéraux pour aborder plus largement la question de l’avenir de ce parti — et mettre en lumière l’importance du rôle que jouera le chef intérimaire dans les prochains mois. 

Philippe J. Fournier se penche pour sa part sur les détails d’un sondage mené un peu partout au Canada à propos des seuils d’immigration souhaités par le gouvernement fédéral. Les données montrent notamment que la moitié des répondants les estiment trop élevés et que 31 % les jugent adéquats. On termine avec l’épineux dossier des transferts en santé, qui divisent les provinces et le fédéral, le tout vu par Yan Plante.

Bonne lecture !

Guillaume Bourgault-Côté, chef du bureau politique 

Parti libéral du Québec
Dominic Vallières

Marc Tanguay, le chef intérimaire des libéraux, ne le sait peut-être pas encore, mais la survie de son parti tient essentiellement aux décisions qu’il prendra dans les prochains mois. Bonjour la pression !

Lire la suite →

Sondage
Philippe J. Fournier

Les résultats d’un sondage Léger sur les intentions du gouvernement Trudeau d’accueillir un demi-million d’immigrants par an à partir de 2025 laissent présager que cela pourrait devenir un enjeu électoral lors du prochain scrutin fédéral.

Lire la suite →

Transferts en santé
Yan Plante

Les provinces sont dans leur droit de défendre leurs champs de compétence exclusifs, mais en santé, le gouvernement fédéral a aussi comme devoir de défendre le droit des contribuables à de bons soins de santé.

Lire la suite →

Le chiffre du jour
3 %

En attendant un projet de loi plus large, le gouvernement Legault a présenté mercredi un règlement qui va limiter à 3 % la hausse de certains tarifs — plus précisément ceux liés au permis de conduire, aux droits d’immatriculation et au coût des chambres dans les CHSLD. Sans cette mesure, l’augmentation des tarifs aurait atteint 6,4 % en 2023, a expliqué le ministre des Finances, Eric Girard. Le projet de loi qui suivra « dans les prochaines semaines » étendra le plafonnement à d’autres tarifs gouvernementaux (notamment ceux d’Hydro-Québec), comme cela avait été promis en campagne électorale. 

Vu sur les réseaux sociaux
 
La politique en images
Un sommet du G20 sous tension
 
Le baromètre de Guillaume Bourgault-Côté

👍 En hausse : Le gouvernement Trudeau devrait-il envoyer au Qatar une délégation diplomatique pour soutenir l’équipe de soccer masculine, qui y disputera la Coupe du monde de football 2022 (celle-ci a lieu du 20 novembre au 18 décembre) ? La décision n’est pas arrêtée à Ottawa, mais le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique font pression pour que le pays adopte plutôt la politique de la chaise vide — comme cela avait été le cas pour les Jeux olympiques de Pékin, en février. Pour justifier leur position, les deux partis montrent du doigt les violations des droits de la personne par le Qatar — particulièrement ceux des membres de la communauté LGBTQ+ — ainsi que l’exploitation des travailleurs migrants affectés à la construction des installations. Pour le gouvernement Trudeau, la situation a ceci de délicat qu’il s’agira de la première présence d’une équipe canadienne à ce gigantesque événement depuis… 1986.

👎 En baisse : On peut probablement classer dans les euphémismes prudents le fait de dire que les relations entre le Canada et la Chine sont tendues. Ça ne date pas d’hier — les deux Michael en savent quelque chose —, et on a bien compris cette semaine qu’un rapprochement n’était pas imminent. À la publication attendue de la nouvelle stratégie indo-pacifique du Canada, qui marquera la volonté d’Ottawa d’accentuer ses relations avec d’autres pays asiatiques, il faut maintenant ajouter aux griefs de Pékin le fait que le bureau de Justin Trudeau a fourni à des médias canadiens un bref résumé du non moins bref échange que le président chinois et le premier ministre canadien ont eu en marge du sommet du G20. Xi Jinping l’a reproché à Justin Trudeau devant les caméras mercredi. Il s’est aussi fait répondre que le Canada croit « au dialogue libre, ouvert et franc », trois caractéristiques qui ne définissent pas précisément le régime chinois. Au cœur de cette altercation : la question de l’ingérence possible de la Chine dans les élections fédérales de 2019, à travers un réseau de financement clandestin qui aurait bénéficié à au moins 11 candidats libéraux et conservateurs (dont on ignore le nom pour le moment).

Dans le calepin de Guillaume
Tout un départ !

On se demandait si le fait d’occuper le poste de chef intérimaire pourrait donner un avantage à Marc Tanguay, advenant qu’il se lance plus tard dans la course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ). Après tout, contrairement à ses futurs adversaires, il aura bénéficié d’une grande visibilité médiatique, non ? Et il aura pu démontrer quel genre de leader il est, non ? Heu…

L’échantillon est encore mince, mais son tout premier dossier comme chef intérimaire montre qu’il y a aussi de gros risques à se retrouver à ce poste — le premier étant d’échouer à un test de leadership concret… Ainsi Marc Tanguay avait-il présenté le retour de la députée Marie-Claude Nichols au sein du caucus libéral comme une « nécessité ». Or, il sort de cet épisode écorché : il a réussi à fâcher son député Frantz Benjamin (qui aurait payé le prix de l’offre faite à Marie-Claude Nichols, soit un partage entre les deux du désormais légendaire poste de troisième vice-président de l’Assemblée nationale et de sa prime de quelque 35 000 dollars) ; le fossé s’est creusé avec la députée indépendante récalcitrante ; et personne n’a parlé des libéraux pour autre chose que pour décrire cette saga sans fin. 

« Il nous tarde, comme libéraux, de faire notre travail d’opposition officielle, et de parler de santé, d’éducation, et de faire en sorte aussi d’arriver avec des solutions tangibles pour l’inflation, lutter contre la hausse du coût de la vie… », a soutenu mardi le chef intérimaire. Cela tarde, en effet.