Aussi : Le triomphe solidaire du surplace͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ 

L’actualité politique
10 novembre 2022

 

Bonsoir !

Reconnaissons aux libéraux provinciaux un certain sens du drame et du suspense depuis l’élection du 3 octobre. Le tout a culminé lundi avec la démission de Dominique Anglade, et celle-ci est évidemment au cœur de notre infolettre. 

André Pratte dresse le portrait des qualités que devra avoir le prochain chef, tout en plaidant pour que les libéraux lancent un travail de fond visant à consulter et à mobiliser les membres, actuels et anciens, du parti. Quant à Dominic Vallières, c’est par une lettre qu’il salue la démissionnaire, dont le passage à la tête du Parti libéral n’aura rien eu de facile. 

Philippe J. Fournier, pour sa part, braque les projecteurs sur Québec solidaire — c’est le troisième texte de son analyse détaillée des résultats du 3 octobre. Et à l’occasion de la COP27, qui est en cours en Égypte, notre collaboratrice Caroline Brouillette s’intéresse à une question fondamentale : l’indemnisation offerte par les pays du Nord pour compenser les dommages causés par les changements climatiques. 

Bonne lecture !

Guillaume Bourgault-Côté, chef du bureau politique 

Leadership au PLQ
André Pratte

Les militants et élus actuels du Parti libéral du Québec n’ont pas à attendre l’arrivée d’une candidature messianique pour faire ce qui leur incombe : sauver le libéralisme québécois de son extinction. Ça commence maintenant.

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Élections Québec 2022
Philippe J. Fournier

Québec solidaire n’a jamais manqué d’ambition, quitte à faire sourciller les analystes politiques. Ses dirigeants ont dû eux aussi lever les sourcils après l’élection du 3 octobre.

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Démission
Dominic Vallières

La tempête qui secoue le Parti libéral du Québec a eu raison de sa cheffe : Dominique Anglade a démissionné lundi matin. La meilleure décision pour quelqu’un qui méritait mieux, estime notre collaborateur Dominic Vallières.

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Crise climatique
Caroline Brouillette

Un sujet difficile s’invite dans les discussions de la COP27 : combien les riches sont-ils prêts à payer pour les pertes et dommages engendrés par les changements climatiques dans les pays pauvres ? 

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Le chiffre du jour
3,5 milliards

Les chèques « anti-inflation » qu’enverra le gouvernement du Québec à près de 6,5 millions de contribuables coûteront 3,5 milliards, a confirmé mercredi le ministre des Finances, Eric Girard. Les particuliers qui gagnent moins de 50 000 dollars recevront ainsi 600 dollars. La somme diminuera ensuite graduellement pour s’établir à 400 dollars dans le cas des revenus de 54 000 à 100 000 dollars. Même processus pour passer de 400 dollars à aucune aide financière, pour ceux qui gagnent de 100 000 à 104 000 dollars (et plus). L’argent sera versé avant la fin de l’année — l’expression « le chèque est dans la malle » s’applique ici au sens littéral. La mesure vise à aider (presque tous) les Québécois à composer avec la hausse du coût de la vie, mais de nombreux économistes craignent que les chèques aient plutôt l’effet d’alimenter le feu inflationniste en augmentant la consommation… 

Vu sur les réseaux sociaux
 
La politique en images
Négociations houleuses en santé
 
Le baromètre de Guillaume Bourgault-Côté

👍 En hausse : Finalement, le Québec pourrait-il accueillir plus de 50 000 immigrants par année, malgré les innombrables mises en garde de François Legault contre les éventuels dangers liés à une hausse des seuils d’immigration ? La réponse n’est pas tout à fait claire, mais le curseur a peut-être bougé cette semaine. Le gouvernement s’est en effet montré plus ouvert à ce que le Québec accueille plus d’immigrants… si tant est qu’ils parlent français. Les explications de François Legault, qui a martelé en campagne électorale que l’avenir du français dépendait du seuil d’immigration choisi : « Il faut trouver le moyen, dans les 50 000, d’en avoir plus qui parlent français. Une fois qu’on aura atteint cet objectif-là, bien là, on pourra se parler : est-ce que c’est possible d’accueillir plus d’immigrants francophones ? » Bon nombre d’experts l’ont souligné : au-delà de sa chicane avec Ottawa sur la question des pouvoirs en immigration, le Québec a déjà des pouvoirs étendus pour augmenter la part d’immigrants ayant une connaissance du français. C’est un peu ce qu’a reconnu M. Legault en filigrane cette semaine.

👎 En baisse : On note à Ottawa avec Pierre Poilievre le grand retour de l’approche de Stephen Harper par rapport aux médias : s’en méfier et en rester le plus loin possible, surtout s’il s’agit de la presse parlementaire, qui couvre les activités politiques au quotidien. Depuis son élection, en septembre, le chef conservateur n’a répondu qu’à deux questions de journalistes à Ottawa (outre trois entrevues individuelles). Cette semaine, c’est donc depuis une épicerie de Vancouver qu’il a tenu son deuxième point de presse en tant que chef. Il a notamment fait valoir que « ce ne sont pas juste les journalistes parlementaires qui vont orienter l’agenda ». S’il ne refusait de parler qu’à ceux-ci, le problème serait déjà plus circonscrit (sans être plus acceptable). Mais dans le cas présent, Pierre Poilievre ne fait pas que contourner les journalistes dont c’est le métier de suivre la vie politique et de questionner les politiciens : il contourne la presse en général, à quelques très rares exceptions près. 

Dans le calepin de Guillaume
Et maintenant, quoi ?

Avec à peine un mois de recul, les images de la soirée électorale du 3 octobre au Parti libéral du Québec apparaissent un brin surréalistes. La cheffe Dominique Anglade tout sourire sur la scène, les bras levés. Les étreintes avec les candidats élus. Les applaudissements. Ce qu’il reste de tout cela ? Comme un grand malaise. 

Menée par d’anciens députés, alimentée par le silence du caucus actuel, nourrie par Marie-Claude Nichols (qui avait été expulsée de ce caucus), la fronde anti-Anglade a donc eu raison de la principale intéressée, qui a démissionné lundi. L’ex-cheffe aurait pu s’accrocher un moment, tenter de juguler la crise et de tenir jusqu’à un vote de confiance. Mais à quoi bon ? Elle était visiblement face à un parti qui ne voulait pas d’elle et de sa vision. Sa sortie était nettement plus élégante que le traitement qui lui a été réservé. 

Cela entraîne la question suivante : que désirent donc ce parti et ses militants, justement ? Mystère. Chose certaine, un changement de chef ne règlera pas magiquement les problèmes du Parti libéral du Québec. Ils sont à la fois structurels et philosophiques. Faire sauter Dominique Anglade n’était ainsi que l’étape la plus facile d’un processus qui s’annonce long… La bonne nouvelle pour les libéraux : il y a déjà au moins un candidat qui souhaite brasser des idées et sonder les militants — la sortie du député André Fortin jeudi matin était sans équivoque à cet égard.