Aussi : Legault Land͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ ͏‌ 

L’actualité politique
4 octobre 2022

 

Bonsoir !

Depuis le temps qu’on en parlait, c’est fait : l’élection est terminée, la CAQ a (presque tout) gagné, les partis d’opposition sortent (presque tous) éclopés. La carte électorale du Québec est très largement bleu pâle, à part quelques taches de résistance ici et là — en fait, surtout à Montréal, qui fait complètement bande à part.

Au menu postélectoral : un premier retour sur la fiabilité des sondages (et du modèle de projection de sièges Qc125, qui a bien anticipé les résultats dans 94 % des circonscriptions), par notre collaborateur Philippe J. Fournier.

Aussi : dans une analyse publiée tôt ce matin, je fais le tour de ce que le vote signifie pour chaque formation politique. Dominic Vallières, pour sa part, s’attarde plus spécialement au cas des libéraux, qui maintiennent leur statut d’opposition officielle, mais qui enregistrent des reculs marqués un peu partout au Québec. Finalement, en s’appuyant sur le sens des résultats d’hier soir, Josée Boileau note que la force de François Legault semble se trouver dans son côté « on est parlables, on va s’arranger ». Son discours de victoire reflétait l’idée que si l’élection a laissé des gens en plan, son gouvernement va maintenant faire en sorte que « personne de la grande famille québécoise ne se sente oublié », dit-elle.

Bonne lecture — et on se retrouve jeudi, pour le retour de l’infolettre hebdomadaire.

Guillaume Bourgault-Côté, chef du bureau politique

Sondages
Philippe J. Fournier

Les mathématiques et les statistiques sont implacables. Certains partis ont tenté de faire croire leur tendance, mais les sondeurs québécois ont une fois de plus vu juste.

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Analyse
Guillaume Bourgault-Côté

Hors de l’île de Montréal, il n’y a eu à peu près aucun morceau laissé à l’opposition, qui récolte quand même 6 votes sur 10 à la grandeur du Québec. Où cela nous mènera-t-il ? Notre chef du bureau politique décrypte le tout. 

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Opposition
Dominic Vallières

La soirée a été difficile pour tout le monde lundi, sauf pour la CAQ. Cela laissera des traces dans la prochaine Assemblée nationale.

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François Legault
Josée Boileau

Les analystes et les adversaires du gouvernement sortant ont cherché la fameuse « question de l’urne ». En vain. Car l’élection était en fait un plébiscite sur la personne de François Legault.

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Le chiffre du jour
1er

Quel député a obtenu le plus fort pourcentage d’appuis au Québec ? Un caquiste surfant sur la vague ? Non. Un libéral bien ancré dans l’ouest de Montréal ? Non. C’est le péquiste Pascal Bérubé, avec 67,4 % des voix dans Matane-Matapédia, qui se classe au premier rang de tous les nouveaux élus. Considérant que sa formation a obtenu moins de 15 % du vote national, sa performance relève du phénomène rare. À l’autre bout de la liste, on trouvera le nom de la solidaire Alejandra Zaga Mendez, qui n’a eu besoin que de 30,8 % (et quelques sueurs froides) pour l’emporter dans Verdun.

Vu sur les réseaux sociaux
 
La politique en images
Pas de réforme du mode de scrutin

En point de presse au lendemain de l’écrasante victoire de son parti, François Legault a de nouveau fermé la porte à toute réforme du mode de scrutin, jugeant que le système actuel n’est ni parfait ni mauvais. « Pendant la campagne électorale, je me suis engagé à ne pas ouvrir ce débat-là. Et je vais respecter tous mes engagements », a-t-il affirmé. Mais il a tendu la main aux partis d’opposition, disant vouloir collaborer avec eux sur différents enjeux. (Photo : Jacques Boissinot  / La Presse Canadienne)

 
Le baromètre de Guillaume Bourgault-Côté

👍 En hausse : Il y a mille choses à noter en ce lendemain de scrutin, mais on s’attardera à l’élection de la toute première femme autochtone dans l’histoire du Québec : l’Innue Kateri Champagne Jourdain, grâce à sa victoire dans Duplessis, sur la Côte-Nord, pour la Coalition Avenir Québec. Ça n’a même pas été serré : elle a obtenu quelque 4 000 voix de plus que la candidate péquiste qu’elle affrontait (le PQ n’avait pas perdu dans Duplessis depuis 1976). En 2007, le péquiste Alexis Wawanoloath était devenu le premier Autochtone élu à l’Assemblée nationale (dans Abitibi-Est). Il avait été battu l’année suivante.

👎 En baisse : La différence est minime, mais le taux de participation a diminué cette année par rapport à 2018 — où l’on avait enregistré le deuxième plus bas taux de l’histoire, avec 66,4 %. Les données préliminaires du Directeur général des élections indiquent un taux de 66 % cette année, malgré le fait que près du quart des électeurs inscrits avaient voté par anticipation. Au total, 4,1 millions de Québécois ont voté, sur une possibilité de 6,3 millions. Je vous offre par ailleurs un extra dans la section « en baisse » aujourd’hui : j’ai écrit hier qu’il n’y avait eu que deux gouvernements minoritaires dans l’histoire du Québec, en réussissant à nommer un obscur exemple de 1878, mais en oubliant le plus récent cas de figure — le gouvernement Marois de 2012. Avec Jean Charest en 2007, cela fait donc trois exemples. 

Dans le calepin de Guillaume
Un conseil des ministres vraiment paritaire ?

En entamant son discours lundi soir, François Legault s’est félicité d’avoir fait élire un nombre record de femmes — 41 pour la CAQ, mais aussi 58 au total pour l’ensemble du Québec et les différents partis. Cela veut dire que les femmes représentent maintenant 46 % des 125 membres de l’Assemblée nationale. 

En 2018, 53 députées avaient été élues (42,4 %). Pour mieux résumer le progrès réalisé ces dernières années, rappelons que seules 34 femmes siégeaient quand Philippe Couillard était premier ministre. L’avancée sur le chemin de la représentativité hommes-femmes est donc réelle. La prochaine étape serait que François Legault forme un conseil des ministres parfaitement paritaire, un vrai 50-50. Ce qu’il a très brièvement fait en 2018, avant d’abandonner les efforts en ce sens au fil des remaniements. Encore la semaine dernière, il promettait un conseil des ministres « dans la zone paritaire », ce qui peut vouloir dire aussi peu que 40 % de femmes. 

Considérant que toutes ses ministres ont été réélues, il dispose d’une bonne base pour aller plus loin que le seuil minimal, d’autant qu’il aura l’embarras du choix parmi la cohorte de nouvelles élues au fort bagage professionnel : l’ex-journaliste Martine Biron, la leader innue Kateri Champagne Jourdain, la gestionnaire en santé Sonia Bélanger, l’avocate et ancienne conseillère municipale à Montréal Karine Boivin Roy, l’infirmière Shirley Dorismond, l’ex-présidente de l’Union des municipalités du Québec Suzanne Roy… Si François Legault veut avoir autant de femmes que d’hommes aux commandes du Québec, la balle est plus que jamais dans son camp.