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Fini les terrasses, rebonjour la paillasse.

Nous aussi on a profité de l’été, la preuve en photo. 👉
 

D'ailleurs, les cinq premiers qui trouvent où elle a été prise gagnent un an d’abonnement à TheMetaNews : il suffit de répondre à ce mail !

A la semaine prochaine,
Laurent

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On a une grande nouvelle pour les Parisiens et tous ceux qui pourront l’être le 25 septembre prochain. TheMetaNews organise une grande soirée avec Pint of Science à laquelle vous êtes tous conviés !

➡️ Plus d’infos dans notre prochaine [TMN] (teasing de bas étage).
Ils étaient 5000 en arrivant au port

Corneille n’a certes pas signé la tribune NoFakeScience mais les vingt membres du collectif et les 230 signataires avant la publication de cette tribune qui a fait grand bruit mi-juillet, se retrouvent, 90 jours après, environ 5000. Postérieurement à sa publication, plusieurs milliers de citoyens concernés (souvent proches de la science), les ont en effet rejoint. La torpeur estivale semble ne pas avoir atteint le collectif, toujours actif, au moins sur les réseaux sociaux. On attend maintenant la suite.
Frédérique Vidal attendue au tournant 

Fin de l’été en pente douce pour la ministre de la Recherche, qui a accueilli la sixième place de la France au classement de Shanghaï positivement. La vraie question étant : quelle place aurait la France si le budget de la recherche publique atteignait 1% du PIB, comme le préconise l’Académie des sciences, entre autres ? Avec la loi de programmation de la recherche en préparation, la ministre entame le grand moment de son mandat. Si l’enseignement supérieur et la recherche sont bien « au cœur de tous les défis que notre pays doit relever, de toutes les priorités que le Président de la République a fixées pour la nation », comme la ministre l’a déclaré le 27 août devant les présidents d’université, elle s’est encore retranchée derrière la concertation en cours pour n’avancer aucun budget. Mais ce temps est maintenant compté car celui des arbitrages arrive. Tic, tac, tic, tac.
L’important, c’est de reproduire

Les maux sont connus, les remèdes arrivent au compte-goutte. La « crise de la reproductibilité » que connaissent la science et les scientifiques (pour au moins la moitié d’entre vous) doit être traitée et le compte-rendu de la journée d’étude de mars dernier de l’université de Bordeaux apporte quelques réponses. Une autre est la création de CASCaD, le « premier laboratoire public au monde de certification de la reproductibilité », annoncé conjointement par le CNRS et HEC.
Le milliardaire et les blouses blanches

C'est totalement anecdotique et en même temps édifiant. Le milliardaire Jeffrey Epstein, mort en cellule le 10 août dernier peu avant un procès pour trafic de mineurs, entretenait des rapports plus ou moins cordiaux avec une palanquée de scientifiques : Murray Gellman, Oliver Sacks, Stephen Hawking, pour les plus connus, comme le relate BuzzFeed. Le but ? L’argent, souvent. Le milliardaire finançait des recherches et des institutions telles que le MIT mais aussi un projet un brin eugéniste et surtout complètement mégalo. Dernier détail, une pure coïncidence, son assistante et rabatteuse Ghislaine Maxwell n’est autre que la fille de Robert Maxwell, le magnat britannique de l’édition en grande partie responsable du système de publications scientifiques actuel... et donc indirectement du régime de « publish or perish » sous lequel vous vivez. Douteux attelage, décidément.
Quelques conseils en vrac

Les premiers d’entre eux pour vous aider à écrire un papier encore plus convaincant, parus dans eLife ; le secret serait de commencer par l’introduction et la conclusion plutôt que par les graphiques afin de « raconter une histoire », à la manière d’un écrivain. On vous laisse juge de la dose de storytelling acceptable. Les seconds, au nombre de 10, sont taillés pour que vous puissiez mener de main de maître un “télé post doc” à distance de vos collaborateurs, ce qui est de plus en plus le cas. 
EDP battra pavillon chinois

La nouvelle, parue fin juin, n’a pas agité le landerneau mais elle n’est pas anodine. L’éditeur français EDP sciences (Médecine/Sciences, Astronomy & Astrophysics...) sera en effet définitivement cédé fin septembre à la Chinese Science Publishing and Media, qui dépend de l’Académie des sciences chinoise, pour 12 millions d’euros. Une cession qui en dit long sur l’air du temps. 
Des vies perpendiculaires

Deux scientifiques de premier plan sont morts cet été mais on ne pourrait pas imaginer personnalités plus contraires. Le premier, Karry Mullis, prix Nobel fantasque, est aussi connu pour son invention de la Polymerase chain reaction (PCR) que pour ses frasques – pêle-mêle surf, LSD, voyage dans le temps – mais aussi pour ses doutes sur le fait que le VIH soit à l’origine du Sida... La seconde, Ann Nelson, à qui Quanta rend hommage dans un beau portrait, a également révolutionné son champ de recherche, la physique des particules, en plus d’être une militante anti-discrimination... mais en toute discrétion.
La beauté extérieure, ça compte

Y compris pour une publication scientifique. Même si ce papier paru dans IEEE explore a de nombreuses limitations, il montre que les plus citées ont certains traits communs, recensés par l’auteur dans une note explicative : un titre de 7 à 13 mots, certains mots-clefs populaires (cancer…), six auteurs ou plus, 35000 caractères (sans espaces) au minimum et au moins six graphiques et deux tableaux. Sinon, pour être sûr d’être cité, il reste toujours l’autocitation (voir la suite).
Miroir, mon beau miroir

C’est un trésor qu’a publié Plos Biology : une base de données de 100 000 chercheurs compilant leurs données (citations, h-index…). Nature s’est “amusé” à pointer particulièrement parmi eux les scientifiques qui s’autocitent le plus. Et le gagnant est un Indien : Sundarapandian Vaidyanathan, informaticien de son état, originaire de Chennai, dont 94% des citations proviennent de son humble personne. On s’est évidemment “amusé” de notre côté à regarder dans la base quel Français remportait la palme et c’est Lucian Dascalescu, avec 60% d’autocitations.

ET POUR FINIR

Avant l’invention de la photo, il fallait un talent certain pour conserver une trace de ses découvertes dans l’oeilleton d’un microscope… et pour notre plus grand plaisir, Ernst Heinrich Haeckel en avait, du talent. Et des gouaches. (via MyModernMET)

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