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Plus de 580 manifestants blessés et 180 autres détenus au cours de la première semaine de manifestations contre le verdict du Tribunal suprême espagnol dans le procès contre les indépendantistes catalans.
La violence à l'encontre des journalistes est sans précédent : les observatoires des médias ont relevé plus de 59 blessés et 1 journaliste arrêté par la police anti-émeutes, alors que ceux-ci étaient porteur d'une pièce d'identité et affirmaient oralement leur qualité de journalistes.

Lundi 14 octobre, le Tribunal suprême espagnol a annoncé les peines de prison infligées aux neuf dirigeants associatifs et politiques catalans, qui vont de 13 ans pour l'ancien vice-président du gouvernement catalan à 9 ans pour les présidents des deux associations culturelles, Assamblea Nacional Catalana (ANC) et Òmnium cultural, soit au total 100 ans cumulés de prison.

Les manifestations civiques massives qui ont suivi se sont soldées par une violence sans précédent de la part des forces de police. La police anti-émeutes a utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, tactiques qui ont été dénoncées par des organisations internationales telles que Human Rights Watch comme étant extrêmement dangereuses. En outre, l'utilisation de balles en caoutchouc est illégale sur le territoire de la Catalogne, conformément à la loi adoptée par le Parlement catalan en 2013, loi qui n’a pas été annulée par le Tribunal constitutionnel espagnol.

Appel aux gouvernements et aux organisations internationales

Selon le ministère catalan de la Santé, 579 personnes ont déjà été blessées à la suite des violences policières, dont 14 sont hospitalisées. Parmi celles-ci, une jeune femme a des blessures exrêmement graves, 5 ont des blessures graves, 5 autres des blessures moins graves et 3 des blessures plus légères. Quatre personnes ont perdu un œil à cause de l'utilisation aveugle de balles en caoutchouc par la police espagnole.

L'Assamblea Nacional Catalana appelle les gouvernements et les organisations internationales à condamner cette violence, comme l'ont déjà fait le Premier ministre slovène, Marjan Šarec et Amnesty International, en critiquant la violence excessive de la police et en demandant aux autorités espagnoles de prendre leurs responsabilités.

A ce jour, 194 personnes ont été détenues, dont beaucoup ont été arrêtées arbitrairement et irrégulièrement ; 28 d’entre elles ont été envoyées en détention préventive, accusées de défi à l'autorité et de désordre à l’ordre public. Il s’agit là d'un nouvel abus et d'une nouvelle violation grave des droits fondamentaux du peuple catalan, en particulier du droit à la liberté d'expression et de réunion. La majorité des personnes arrêtées sont des étudiants âgés de 18 à 25 ans.

En outre, 7 militants indépendantistes sont en détention préventive depuis le 23 septembre, accusés de terrorisme pour possession de matériels ou substances potentiellement dangereux, bien que courants dans les foyers et normalement utilisés pour créer des feux d'artifice lors des festivités locales. L'association d'avocats Alerta Solidària a averti qu'au moins deux des détenus ont été placés à l'isolement dans la prison de Soto del Real à Madrid, avec des mesures de restrictions et de surveillance strictes, ce qui constitue une violation flagrante de leurs droits.

Agressions contre des journalistes

L'Institut international de la presse et l'Observatoire catalan des médias - MediaCat - ont exprimé leur préoccupation face aux agressions policières dont sont victimes des journalistes couvrant les événements en Catalogne (59 journalistes blessés et 1 journaliste arrêté). Ces agressions constituent une atteinte directe à la liberté de la presse. En outre, les tribunaux espagnols ont fermé plusieurs sites web, tel celui de la plateforme Tsunami Democràtic, nouvelle violation flagrante du droit à la liberté d’expression. Cette décision a été condamnée par la Commission européenne.

La communauté internationale, les gouvernements, les représentants de la société civile et les ONG doivent dénoncer ces agissements ainsi que les multiples violations des droits fondamentaux du peuple catalan et faire pression sur les autorités espagnoles. Le droit à l'autodétermination du peuple catalan doit être respecté et les autorités espagnoles doivent accepter que la négociation politique soit le seul moyen démocratique et pacifique envisageable pour résoudre le conflit actuel.

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